En rupture avec les tombes collectives du Néolithique, l'âge du Bronze correspond à l'essor de la sépulture individuelle.

Mis à jour le
19 février 2016

Très diversifiés, les rites funéraires de l’âge du Bronze varient selon les périodes et les régions :

  • l'inhumation se fait dans des fosses, plus ou moins aménagées, plus ou moins grandes. Les défunts sont parfois enveloppés dans un suaire, ou déposés dans un cercueil en bois ;
  • les cendres issues de la crémation sont soit déposées à même le sol dans de petites fosses, soit enfermées dans des sacs en tissu ou des urnes en céramique.

La place occupée par l’individu de son vivant se reflète manifestement dans le nombre et la qualité des objets qui l’accompagnent dans sa tombe (vases en céramique, objets de parure ou de prestige), ou dans le caractère remarquable de celle-ci. D’autres tombes, plus simples, sont dépourvues de tout viatique. Nourrissons et enfants en bas âge sont occasionnellement inhumés au cœur même de l’habitat.

Parfois organisés en véritables nécropoles, ces espaces funéraires sont plus ou moins marqués dans le paysage – tertres de terre ou de pierres, stèles, talus, fossés, simples pierres –, et peuvent être utilisés durant plusieurs siècles.