Suite à des diagnostics conduits dans ce secteur entre 2009 et 2012, le site du Péras a été appréhendé en trois fenêtres de fouille, implantées sur le sommet et le flanc d’une éminence peu accusée (Péras 1 et 2). L’emprise couvre une surface totale de 1,6 hectare.  

Chronique de site
Dernière modification
22 août 2017

Les vestiges découverts concernent dans leur majorité le Néolithique moyen et dans une moindre mesure le Néolithique final.

Une vaste et longue occupation du Néolithique moyen

Plusieurs occupations se sont succédées entre 4800 et 3850 avant notre ère. Elles ont laissé des traces variées, notamment des foyers empierrés, des fosses (dont des silos) et une tombe.  

Les foyers empierrés sont concentrés en deux secteurs, aux extrémités est et ouest du Péras 1. Construits probablement afin de cuire les aliments lors de grands repas collectifs, ils ont pu aussi être utilisés pour sécher la viande ou des végétaux. L’un d’entre eux est d’une taille exceptionnelle : près d’une vingtaine de mètres de longueur sur une largeur moyenne de 1,40 m.  

La partie sud-est du site (Péras 2), bien que fortement érodée, a livré une quarantaine de fosses, dont certaines contenaient de nombreux objets de la vie courante.  

Enfin une sépulture double réutilisant un silo en partie comblé par des rejets domestiques a été mise au jour dans la partie ouest du site.  

Les nombreux fragments de céramique et d’outillage en silex collectés illustrent l’évolution des techniques durant le Néolithique moyen. Il servira de référence régionale. Les ossements animaux montrent quant à eux les changements intervenus dans le choix des espèces et les pratiques d’élevage.  

Une installation plus ponctuelle au Néolithique final

Un puits et quelques rares fosses destinées au stockage (silos, caves) appartiennent à la période 2800-2600 avant notre ère, c’est-à-dire une phase évoluée du Néolithique final. Les parois de l’une des caves ont été creusées de logettes destinées à accueillir des récipients ; il s’agit d’un type d’aménagement classique pour la période. Un exemplaire de ce type de structure existe sur le décapage du Péras 2.  

Cette occupation fait écho au site de Cadoules , situé 1 km plus à l’est et qui lui est contemporain.