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Restitution d’une chambre funéraire : le cercueil est au nord, les offrandes – ici, des armes et de la vaisselle – sont déposées sur le côté ou sur le couvercle du cercueil. Dessin d’après l’une des tombes aristocratiques mérovingiennes découvertes en 2002 à Saint-Dizier en Haute-Marne.© Laurent Juhel, Inrap. -
Vue aérienne du site.© Aerial photo. -
© Inrap. -
Tombe après décapage. Les parois en bois de la chambre se dessinent clairement au sol par les lignes grises en limite de la fosse.© Madeleine Châtelet, Inrap. -
Tombe d’homme accompagné de son épée, de son scramasaxe (épée à un seul tranchant), de sa lance et de son bouclier (à gauche).© Madeleine Châtelet, Inrap. -
Le scramasaxe et son fourreau décoré sur le côté de petits clous et de rivets en bronze.© Madeleine Châtelet, Inrap. -
Collier en perles de verre porté par l’une des défuntes.© Madeleine Châtelet, Inrap. -
Fibule en bronze du VIIe siècle.© Madeleine Châtelet, Inrap.
Contacts
madeleine.chatelet@inrap.fr
Burgweg Links
Publié le
lundi 26 avril 2010 · Mis à jour le
à Eckwersheim, Bas-Rhin
Description
Une fouille archéologique menée à Eckwersheim, près de Strasbourg, dans le cadre de l’aménagement de la deuxième phase de la ligne à grande vitesse Est européenne par Réseau ferré de France, en limite de commune, a conduit à la découverte de plusieurs établissements qui se sont succédé sur un même espace de l’âge du Bronze à l’époque mérovingienne.
Résultats
Les vestiges de ces habitats se répartissent sur le bas d’un versant, de part et d’autre du petit ruisseau du Muehlbach dont le cours suivait à l’époque un tracé plus sinueux. Aux VIe–VIIe siècle de notre ère, durant la période mérovingienne, une nécropole a été installée sur le haut du versant. La bonne exposition du site et la fertilité des sols sont vraisemblablement à l’origine de l’attrait particulier de ce secteur.
Un habitat protohistorique en bois et en terre
Les vestiges en bas de pente ont pu être reliés à au moins trois habitats datés respectivement entre la fin de l’âge du Bronze et le début de l’âge du Fer (900-600 avant notre ère), la fin de l’âge du Fer (480-50 avant notre ère) et le début de l’Antiquité (Ier-IIe siècle de notre ère). Ces constructions étaient édifiées en bois et en terre et se composaient de bâtiments de plan rectangulaire de 5 à 12 m de long et de 3 à 8 m de large dont seules les fosses d’ancrage des poteaux en bois ont été conservées.
À l’âge du Fer, de petites cabanes semi-enterrées, destinées probablement à abriter des activités agricoles ou artisanales, ont été aménagées en bordure du ruisseau. De nombreux silos ont été aménagés par ailleurs sur tout le versant. Creusés dans le sol, ils constituaient avec les greniers surélevés l’un des principaux modes de stockage des céréales jusqu’à la période médiévale.
Une nécropole mérovingienne (VIe–VIIe siècle)
La nécropole mérovingienne occupant le haut du versant devait regrouper une soixantaine de tombes. Une quarantaine ont été dégagées dont la plupart étaient constituées d’une « chambre » destinée à recevoir d’un côté le défunt et de l’autre les offrandes qui l’accompagnaient dans la mort. La dépouille était déposée dans un cercueil ou sur un lit, accompagnée selon son sexe, son âge et son statut social de parures, d’armes, de vaisselle et d’offrandes alimentaires. La population inhumée était constituée d’hommes et de femmes de tous âges, à l’exception des petits enfants. Elle correspondait à une petite communauté qui vivait probablement en contrebas, sur un des flancs du vallon, et qui fut peut-être à l’origine du village aujourd’hui disparu de Wachenheim, localisé par les textes et la toponymie sur l’autre côté du Muehlbach. D’après le type d’inhumation et les offrandes, il s’agissait d’une population au statut social relativement élevé.
Un ancien chemin
Un chemin creux, aujourd’hui effacé du paysage, passait en limite ouest de la nécropole. Comblé au plus tard au XVIIe siècle, il rejoignait le village de Wachenheim et a sans doute été abandonné à la suite de la désertion de ce dernier. Son creusement entaillait jusqu’à 2,50 m le terrain et comportait à la base des ornières laissées par les roues des chariots.
Un habitat protohistorique en bois et en terre
Les vestiges en bas de pente ont pu être reliés à au moins trois habitats datés respectivement entre la fin de l’âge du Bronze et le début de l’âge du Fer (900-600 avant notre ère), la fin de l’âge du Fer (480-50 avant notre ère) et le début de l’Antiquité (Ier-IIe siècle de notre ère). Ces constructions étaient édifiées en bois et en terre et se composaient de bâtiments de plan rectangulaire de 5 à 12 m de long et de 3 à 8 m de large dont seules les fosses d’ancrage des poteaux en bois ont été conservées.
À l’âge du Fer, de petites cabanes semi-enterrées, destinées probablement à abriter des activités agricoles ou artisanales, ont été aménagées en bordure du ruisseau. De nombreux silos ont été aménagés par ailleurs sur tout le versant. Creusés dans le sol, ils constituaient avec les greniers surélevés l’un des principaux modes de stockage des céréales jusqu’à la période médiévale.
Une nécropole mérovingienne (VIe–VIIe siècle)
La nécropole mérovingienne occupant le haut du versant devait regrouper une soixantaine de tombes. Une quarantaine ont été dégagées dont la plupart étaient constituées d’une « chambre » destinée à recevoir d’un côté le défunt et de l’autre les offrandes qui l’accompagnaient dans la mort. La dépouille était déposée dans un cercueil ou sur un lit, accompagnée selon son sexe, son âge et son statut social de parures, d’armes, de vaisselle et d’offrandes alimentaires. La population inhumée était constituée d’hommes et de femmes de tous âges, à l’exception des petits enfants. Elle correspondait à une petite communauté qui vivait probablement en contrebas, sur un des flancs du vallon, et qui fut peut-être à l’origine du village aujourd’hui disparu de Wachenheim, localisé par les textes et la toponymie sur l’autre côté du Muehlbach. D’après le type d’inhumation et les offrandes, il s’agissait d’une population au statut social relativement élevé.
Un ancien chemin
Un chemin creux, aujourd’hui effacé du paysage, passait en limite ouest de la nécropole. Comblé au plus tard au XVIIe siècle, il rejoignait le village de Wachenheim et a sans doute été abandonné à la suite de la désertion de ce dernier. Son creusement entaillait jusqu’à 2,50 m le terrain et comportait à la base des ornières laissées par les roues des chariots.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Aménagement de la deuxième phase de la LGV Est européenne
Aménageur
Réseau ferré de France
Début de l'opération
01/03/2010
Fin de l'opération
12/05/2010
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Madeleine Châtelet
Responsable secteur
Frédéric Latron.
Équipe de recherche
A. Collechia, H. Réveillas (anthropologie) ; N. Schneider (géomorphologie), J.-L. Wuttmann (topographie).
Suivi scientifique
D. Bonneterre/SRA Alsace, É. Boes/Inrap.
Collaborateurs
D. Schwartz/Institut de géographie.
