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  • Au-dessous de l'actuel office du tourisme de Cahors, on distingue l'ouverture de quatre passages voûtés. Ces vomitoires permettaient l'accès aux tribunes et aux locaux techniques de l'amphithéâtre gallo-romain.
    Au-dessous de l'actuel office du tourisme de Cahors, on distingue l'ouverture de quatre passages voûtés. Ces vomitoires permettaient l'accès aux tribunes et aux locaux techniques de l'amphithéâtre gallo-romain.

    © D. Rigal, Inrap
  • En arrière des murs de façade soigneusement appareillés, des caissons de maçonnerie sont comblés d'argile compactée afin de soutenir le poids considérable des tribunes de l'amphithéâtre.
    En arrière des murs de façade soigneusement appareillés, des caissons de maçonnerie sont comblés d'argile compactée afin de soutenir le poids considérable des tribunes de l'amphithéâtre.

    © D. Rigal, Inrap
  • Bâtiment de plan rectangulaire adossé au cardo maximus (rue nord-sud) et muni d'une colonnade. Il correspond vraisemblablement à la basilique.
    Bâtiment de plan rectangulaire adossé au cardo maximus (rue nord-sud) et muni d'une colonnade. Il correspond vraisemblablement à la basilique.

    © D. Rigal, Inrap
  • Médaillon en terre cuite. Il ornait probablement un vase gallo-romain des Ier-IIIe s.
    Médaillon en terre cuite. Il ornait probablement un vase gallo-romain des Ier-IIIe s.

    © D. Rigal, Inrap
  • Ce chapiteau de colonne en grès gallo-romain (Ier-IIe s.) alterne des cannelures à la base et des feuilles d'acanthe stylisées.
    Ce chapiteau de colonne en grès gallo-romain (Ier-IIe s.) alterne des cannelures à la base et des feuilles d'acanthe stylisées.

    © D. Rigal, Inrap
  • Schéma de la trame urbaine antique et médiévale. Trois rues orientées d'est en ouest et une autre orientée nord-sud organisaient la trame urbaine de ce quartier.
    Schéma de la trame urbaine antique et médiévale. Trois rues orientées d'est en ouest et une autre orientée nord-sud organisaient la trame urbaine de ce quartier.

    © D. Rigal, Inrap
  • L'abside munie de six contreforts se rapporte à l'église que les cordeliers fondent pour la première fois en France au début du XIIIe s.
    L'abside munie de six contreforts se rapporte à l'église que les cordeliers fondent pour la première fois en France au début du XIIIe s.

    © D. Rigal, Inrap
  • Un atelier de potier, installé dans les ruines de l'amphithéâtre et constitué de plusieurs fours, a produit des céramiques luxueuses à la fin du XVe s.
    Un atelier de potier, installé dans les ruines de l'amphithéâtre et constitué de plusieurs fours, a produit des céramiques luxueuses à la fin du XVe s.

    © D. Rigal, Inrap
  • Pichet en céramique glaçurée du XVe s. Il a été retrouvé en parfait état de conservation dans les latrines du couvent des Cordeliers.
    Pichet en céramique glaçurée du XVe s. Il a été retrouvé en parfait état de conservation dans les latrines du couvent des Cordeliers.

    © D. Rigal, Inrap

Allées Fénelon

Publié le vendredi 17 juillet 2009 · Mis à jour le lundi 5 octobre 2009
code opération : EB 14001101
à Cahors, Lot

Description

Près de 6 000 m2 sont fouillés au cœur de la ville de Cahors. Les archéologues de l'Inrap procèdent à l'inventaire des éléments archéologiques avant de libérer les lieux et de permettre la suite des travaux. De très riches vestiges gallo-romains, médiévaux et modernes sont ainsi mis au jour.

Résultats

L'Antiquité
Divona Cadurcorum, capitale des Cadurques romanisés, se développe durant les premières décennies de notre ère à l'intérieur d'un méandre du Lot de 200 hectares. Cette ville est déjà remarquable puisque représentée parmi 60 autres cités au temple de la capitale des Gaules à Lyon. Son importance peut être aussi perçue par l'existence de plus de 80 mosaïques, un grand aqueduc, des thermes publics, un théâtre et un temple circulaire, précédemment découverts.
La fouille a montré l'organisation urbaine de ce quartier à l'époque romaine, en mettant au jour : une rue, bordée d'un égout et orientée nord-sud, qui correspond à l'axe principal de la ville, le cardo maximus ; à l'ouest, un monument public, muni d'une colonnade délimitant deux nefs, qui suggère le plan d'une basilique ; enfin, à l'est, des murs larges de 1,20 m conservant 3,50 m d'élévation et munis de contreforts. Ces murs, constitués de moellons en calcaire soigneusement appareillés et liés au mortier de chaux, forment un arc de cercle identifié sur une longueur de 45 m, avec en arrière l'ouverture de voûtes. Ce schéma correspond selon toute vraisemblance au plan elliptique et aux vomitoires d'un amphithéâtre.

Le Moyen Âge
À la fin de l'Antiquité ou au début du Moyen Âge (IVe-XIe s.), alors que l'amphithéâtre est abandonné et en ruine, de grands bâtiments, d'environ 6 m sur 12 m, sont édifiés. Ils sont réalisés avec des remplois gallo-romains et liés à la terre, technique fréquente à cette époque mais encore très méconnue aujourd'hui. Ces édifices (maisons ou entrepôts) bordent la rue romaine ainsi qu'une autre rue est-ouest créée en avant de la rue Saint-Géry.
Parmi les vestiges médiévaux, ceux d'une construction monumentale ont été découverts. Ce sont de larges murs de 2 m, reliés à des contreforts profonds de 4,80 m, qui correspondent aux fondations d'une abside, étonnamment orientée nord-sud, que l'on peut rattacher à l'ancien couvent des cordeliers (XIIIe-XVe s.) qui se développe sous le collège Gambetta. D'autres éléments, datés de la même période, se rapportent à des édifices de brique : latrines publiques, caves d'édifices privés. On note la présence de plusieurs fours qui ont produit une céramique luxueuse à la fin du XVe s.

Les périodes moderne et contemporaine
Au début du XVIIe s., le quartier connaît une dernière phase de construction liée à l'arrivée des jésuites qui assurent un rôle important dans l'enseignement. Le plan des constructions issues de cette période, reproduisant des modules répétitifs, est parfaitement lisible. Ce sont les derniers bâtiments édifiés à cet emplacement avant que la ville ne transforme cet espace, en 1812, en promenades agrémentées d'un kiosque à musique, d'une fontaine (1870) et de monuments successifs dédiés à Fénelon (1820) puis à Gambetta (1884).

Un emplacement stratégique depuis 2 000 ans
L'exhumation de ces vestiges permet de remettre en question le schéma traditionnel de l'évolution de la ville. Il était établi que ce secteur correspondait au cœur de la cité romaine et qu'aux alentours du IVe s., la ville se rétractait vers l'est, à l'abri de fortifications édifiées le long de l'actuel boulevard Gambetta, et qu'aucune construction privée ou publique n'avait réoccupé cet espace avant l'époque moderne. Nous savons maintenant qu'il n'en est rien et qu'à l'occasion de chaque période d'accalmie, ces terrains, appelés Hortes, ont fait l'objet de réappropriations sous forme de faubourgs destinés à quitter les quartiers surchargés de l'est.

fiche détaillée

Motif de l'opération

Construction d'un parking souterrain

Aménageur

Ville

Début de l'opération

05/03/2007

Fin de l'opération

29/07/2007

Type d'opération

  • Diagnostic
  • Fouille

Périodes

  • Paléolithique, Mésolithique
  • Néolithique
  • Protohistoire
  • Antiquité
  • Moyen Âge
  • Moderne, Contemporain
  • Amérindien, Colonial
  • Autres périodes

Responsable

Didier Rigal

Responsable secteur

C. Grancha.

Équipe de recherche

J.-C. Bats, F. Chandevau, S. Cornardeau, S. Julien, B. Kerampran, J.-L. Laval, F. Landou, S. Lévêque, L. Loiselier, M.-L. Merleau, F. Messager, N. Millard, M.-C. Perrin, C. Ranché, F. Veyssière.

Suivi scientifique

L. Sévègnes, M. Vaginay/SRA Midi-Pyrénées.