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Vue générale© P. Celly, Inrap -
Plan général des vestiges© S. Glisoni, J. Wilson -
Plan de Paris antique par Didier Busson© Ville de Paris -
Extrait du plan de Paris de Verniquet (1785-1791) -
Grand creusement dépotoir© P. Celly -
Pile de l'aqueduc© P. Celly -
Sol de la cour avec une canalisation en pierre© P. Celly -
Chevilles osseuses de bovins, de moutons et de chèvres présentant des traces de travail et provenant du grand creusement « dépotoir »© P. Celly
Contacts
64 rue Gay-Lussac - 3 rue des Ursulines
Publié le
mercredi 23 septembre 2009 · Mis à jour le
dimanche 4 octobre 2009
à Paris 01, Paris
Description
Résultats
La période gallo-romaine
Les vestiges gallo-romains sont atypiques en raison de l'absence quasi totale de structures d'habitat. Les témoins du Ier siècle sont peu nombreux : quelques fosses, dont des creusements d'extraction de sable, et un mur.
Parmi les principaux résultats de cette opération, figure la découverte d'une grande structure en creux du début du IIe siècle. Il pourrait s'agir à l'origine d'une fosse d'extraction de sable, utilisée dans un second temps comme dépotoir comme l'attestent les remplissages détritiques et organiques, rencontrés surtout dans la partie supérieure du comblement. L'analyse des parasites contenus dans ces niveaux et l'étude des lames minces mettent en évidence la présence de déjections humaine ou animale. Par ailleurs, l'étude micromorphologique montre que le comblement comprenait aussi des sédiments sableux ou limoneux apportés par une circulation d'eau, mais avec une dynamique hydrique faible.
Autre trait spécifique du site, la présence de deux piles d'un aqueduc, probablement une dérivation de celui d'Arcueil destinée à contourner la Montagne Sainte-Geneviève par l'est. Les maçonneries découvertes sont postérieures ou contemporaines du début du IIe siècle. Enfin, en lieu et place du carrefour supposé de deux voies antiques repérées au nord et à l'est du site, se tient une grande cour installée au début du IIe siècle. Constituée de deux niveaux de sols successifs, elle a fonctionné environ un demi-siècle. Puis, du milieu du IIe à la fin du IIIe siècle, le secteur semble être devenu un terrain vague : les niveaux relatifs à cette période ne sont formés que de remblais à caractère détritique. Pour la fin de l'Antiquité, la fouille a permis de mettre au jour quelques niveaux ponctuels et une fosse de la fin du IIIe-début du IVe siècle.
Le mobilier archéologique indique la présence de constructions à proximité. En effet, les matériaux de démolition sont nombreux (tuiles, enduits peints, clous de charpente, placage en marbre et calcaire d'importation) et attestés du début du IIe siècle à la fin du IIIe siècle. Pour la seconde moitié du Ier siècle, seuls des tuiles et des enduits peints ont été retrouvés. L'examen de ces derniers montre que les fragments datés de la première moitié du Ier et du IIe siècle recouvraient des parois en terre, alors que ceux du IIIe siècle recouvraient des maçonneries en dur.
L'analyse des données apporte aussi des indications sur le contexte économique des abords du site à la période antique. La présence de fours de potiers de part et d'autre du cardo faisait déjà de ce secteur périphérique de Lutèce un quartier à vocation artisanale. En outre, les restes liés au travail de la corne et de l'os montrent que l'activité économique était sans doute plus diverse. La présence de boucheries à proximité du site est probable. Enfin, le régime alimentaire ainsi que le corpus de la vaisselle utilisée indiquent le statut modeste de cette population
La période médiévale
Aucune installation antérieure à la fin du Moyen Âge n'a été repérée. En revanche, le site est occupé à partir du XVe siècle. Les vestiges sont de rares structures en creux, mal conservées, dont un fossé.
La période moderne
Des constructions du XVIe siècle liées à des parcelles donnant sur la rue Saint-Jacques ont été mises au jour. Ce sont des bâtiments modestes dont l'un comporte une partie excavée. Ce dernier a été reconnu sur un plan du début du XVIIe siècle où il est mentionné comme « serre de jardinier ». Des fosses d'exploitation de sable ont également été rencontrées dans la seconde moitié du XVIe siècle.
Au XVIIe siècle, la parcelle est acquise en deux temps par les Feuillantines dont le couvent est situé immédiatement au sud. Les vestiges liés à l'installation de cet établissement religieux sont peu nombreux sur le site : un tronçon du mur de clôture, les fondations d'un bâtiment annexe de l'abbaye, et une fosse de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle riche en mobilier. La faune est typique de rejets de préparation de cuisine et la céramique, abondante, relève essentiellement de la vaisselle de table.
Les vestiges gallo-romains sont atypiques en raison de l'absence quasi totale de structures d'habitat. Les témoins du Ier siècle sont peu nombreux : quelques fosses, dont des creusements d'extraction de sable, et un mur.
Parmi les principaux résultats de cette opération, figure la découverte d'une grande structure en creux du début du IIe siècle. Il pourrait s'agir à l'origine d'une fosse d'extraction de sable, utilisée dans un second temps comme dépotoir comme l'attestent les remplissages détritiques et organiques, rencontrés surtout dans la partie supérieure du comblement. L'analyse des parasites contenus dans ces niveaux et l'étude des lames minces mettent en évidence la présence de déjections humaine ou animale. Par ailleurs, l'étude micromorphologique montre que le comblement comprenait aussi des sédiments sableux ou limoneux apportés par une circulation d'eau, mais avec une dynamique hydrique faible.
Autre trait spécifique du site, la présence de deux piles d'un aqueduc, probablement une dérivation de celui d'Arcueil destinée à contourner la Montagne Sainte-Geneviève par l'est. Les maçonneries découvertes sont postérieures ou contemporaines du début du IIe siècle. Enfin, en lieu et place du carrefour supposé de deux voies antiques repérées au nord et à l'est du site, se tient une grande cour installée au début du IIe siècle. Constituée de deux niveaux de sols successifs, elle a fonctionné environ un demi-siècle. Puis, du milieu du IIe à la fin du IIIe siècle, le secteur semble être devenu un terrain vague : les niveaux relatifs à cette période ne sont formés que de remblais à caractère détritique. Pour la fin de l'Antiquité, la fouille a permis de mettre au jour quelques niveaux ponctuels et une fosse de la fin du IIIe-début du IVe siècle.
Le mobilier archéologique indique la présence de constructions à proximité. En effet, les matériaux de démolition sont nombreux (tuiles, enduits peints, clous de charpente, placage en marbre et calcaire d'importation) et attestés du début du IIe siècle à la fin du IIIe siècle. Pour la seconde moitié du Ier siècle, seuls des tuiles et des enduits peints ont été retrouvés. L'examen de ces derniers montre que les fragments datés de la première moitié du Ier et du IIe siècle recouvraient des parois en terre, alors que ceux du IIIe siècle recouvraient des maçonneries en dur.
L'analyse des données apporte aussi des indications sur le contexte économique des abords du site à la période antique. La présence de fours de potiers de part et d'autre du cardo faisait déjà de ce secteur périphérique de Lutèce un quartier à vocation artisanale. En outre, les restes liés au travail de la corne et de l'os montrent que l'activité économique était sans doute plus diverse. La présence de boucheries à proximité du site est probable. Enfin, le régime alimentaire ainsi que le corpus de la vaisselle utilisée indiquent le statut modeste de cette population
La période médiévale
Aucune installation antérieure à la fin du Moyen Âge n'a été repérée. En revanche, le site est occupé à partir du XVe siècle. Les vestiges sont de rares structures en creux, mal conservées, dont un fossé.
La période moderne
Des constructions du XVIe siècle liées à des parcelles donnant sur la rue Saint-Jacques ont été mises au jour. Ce sont des bâtiments modestes dont l'un comporte une partie excavée. Ce dernier a été reconnu sur un plan du début du XVIIe siècle où il est mentionné comme « serre de jardinier ». Des fosses d'exploitation de sable ont également été rencontrées dans la seconde moitié du XVIe siècle.
Au XVIIe siècle, la parcelle est acquise en deux temps par les Feuillantines dont le couvent est situé immédiatement au sud. Les vestiges liés à l'installation de cet établissement religieux sont peu nombreux sur le site : un tronçon du mur de clôture, les fondations d'un bâtiment annexe de l'abbaye, et une fosse de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle riche en mobilier. La faune est typique de rejets de préparation de cuisine et la céramique, abondante, relève essentiellement de la vaisselle de table.
fiche détaillée
Aménageur
Société Le Richemont
Début de l'opération
23/09/2002
Fin de l'opération
19/11/2002
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Paul Celly
Équipe de recherche
O. Bauchet (étude d’archives), M. Boulen (étude palynologique) B. Clavel (étude archéozoologique pour la période moderne), C. Cammas (étude micromorphologique), S. Glisoni, P. Lenhardt (topogaphie), F. Moret-Auger (étude numismatique pour période gallo-romaine), V. Pissot (étude céramologique pour la période gallo-romaine), A. Prié (détermination du lapidaire), F. Ravoire (étude céramologique pour la période moderne), A. Viand (étude du mobilier métallique), M. Viré (données historiques, examen du bâti, détermination du lapidaire), J. Wilson (DAO/PAO)
Suivi scientifique
C. Besson/SRA Île-de-France
Collaborateurs
C. Drouhot (étude numismatique pour la période gauloise)/SRA Île-de-France ; H. Eristov (étude des enduits peints)/CNRS ; M. Le Bailly (étude de paléoparasitologie)/Université ; T. Oueslati (étude archéozoologique pour la période gallo-romaine)/CNRS ; C. Vellet (étude numismatique pour la période moderne)/Cabinet des Médailles
