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La partie septentrionale du chantier de fouille, les bâtiments du Grand Séminaire du XIXe siècle et la nouvelle Major au second plan.© Denis Gliksman, Inrap -
Marseille, fouilles de la Major (2009)
Petit torse d’Athéna, marbre blanc, début de l’époque impériale.
H 16,50 cm ; L 21 cm ; ép. 14 cm.© Christine Durand, CCJ-CNRS. -
Les bâtiments du Grand Séminaire du XIXe siècle dans la partie septentrionale du chantier.© Denis Gliksman, Inrap -
Dégagement d'une mosaïque qui décorait le sol du palais épiscopal au Ve siècle. Les manques dans la mosaïque sont dus au creusement de tombes au Moyen Âge.© Denis Gliksman, Inrap -
Dégagement d'une mosaïque qui décorait le sol du palais épiscopal au Ve siècle. Les manques dans la mosaïque sont dus au creusement de tombes au Moyen Âge.© Denis Gliksman, Inrap -
Dégagement d'une mosaïque qui décorait le sol du palais épiscopal au Ve siècle. Les manques dans la mosaïque sont dus au creusement de tombes au Moyen Âge.© Denis Gliksman, Inrap -
Détail de la mosaïque du Ve siècle, avec deux paons affrontés de part et d'autre d'une fleur.© Denis Gliksman, Inrap -
Au centre du tapis mosaïqué, des cratères d'où s'échappent des bouquets végétaux et deux paires de paons affrontés typiques de l'iconographie paléochrétienne (détail).© Denis Gliksman, Inrap -
Détail d'une tête sculptée, trouvée en réemploi dans un mur (datation à préciser).© Denis Gliksman, Inrap -
Une sépulture médiévale qui avait été creusée sur le sol antique.© Denis Gliksman, Inrap -
Charnier de la peste de 1720.© Denis Gliksman, Inrap -
Charnier de la peste de 1720.© Denis Gliksman, Inrap -
Charnier de la peste de 1720.© Denis Gliksman, Inrap -
Au premier plan la fosse commune aménagée lors de la peste de 1720, qui repose directement sur les niveaux antiques, comme le montre le dégagement de la mosaïque du Ve siècle mitoyenne.© Denis Gliksman, Inrap -
Prélèvements d'os pour l'étude des pathologies.© Denis Gliksman, Inrap -
Le sol de tomettes de la chapelle des Pénitents du XVIIe siècle, dans la partie méridionale du site. Au second plan la vieille et la nouvelle Major.© Denis Gliksman, Inrap -
Emplacements des deux derrières fouilles réalisées dans le secteur sur un plan du XIXe siècle.© Denis Gliksman, Inrap
Contacts
francoise.paone@inrap.fr
Voir aussi
Esplanade de la Major
Publié le
mercredi 25 novembre 2009 · Mis à jour le
mercredi 25 novembre 2009
code opération : FB2105220
code opération : FB2105220
à Marseille 01, Bouches-du-Rhône
Description
Dans le cadre du réaménagement de l'esplanade de la cathédrale de la Major, cette fouille a été réalisée dans le prolongement occidental d'une importante fouille réalisée en 2000 lors du creusement du tunnel de la Major. Des découvertes plus anciennes documentent également ce secteur essentiel dans l'histoire de Marseille. Lors de la construction de la Nouvelle Major à partir de 1852, le baptistère paléochrétien est dégagé ainsi que plusieurs murs et sols de mosaïques. D'autres panneaux mosaïqués sont découverts en 1994 et son conservés in situ à l'intérieur de la cathédrale romane.
Résultats
Du VIe siècle avant notre ère à nos jours
La topographie du quartier a été profondément modifiée notamment par les travaux de terrassement du XIXe siècle (percement de l'avenue Schuman et comblement partiel du rivage ancien à l'ouest et l'anse de l'Ourse au nord). À l'origine, deux vallons orientés est-ouest (dont le plus profond est situé dans l'axe de la rue Four-du-Chapitre) façonnaient le paysage.
C'est sur ce terrain accidenté qu'apparaissent les premiers indices d'occupation du VIe siècle avant notre ère mais les traces tangibles d'urbanisation du quartier remontent aux IVe-IIe siècles, avec la création de voies et d'îlots d'habitations. Au Ier siècle de notre ère, l'espace acquiert une vocation publique avec l'édification d'une esplanade, peut-être un forum secondaire. Après une phase d'abandon au cours du IIIe siècle, la mise en place du groupe cathédrale à partir du Ve siècle fait de ce quartier un pôle religieux majeur à Marseille. Il le demeurera jusqu'à nos jours, mais présentera plusieurs modifications dont les plus significatives sont la reconstruction de la cathédrale au XIIe siècle, et enfin l'édification au XIXe siècle de la Nouvelle Major.
Le chantier archéologique de l'esplanade de la Major
La superficie du chantier est d'environ 1200 m² mais une partie de l'emprise ne recèle plus de vestiges car de multiples réseaux contemporains ont détruit les couches archéologiques. Les séquences préservées apparaissent immédiatement sous le goudron et peuvent atteindre, au sud du site, 3 mètres de hauteur. Les phases les plus récentes sont associées à la fonction religieuse du lieu, avec le cimetière paroissial, la chapelle des Pénitents blancs (XVIe siècle) et le bâtiment du Grand Séminaire (XIXe siècle).
Le cimetière médiéval et moderne, bien conservé, regroupe, pour l'essentiel, des tombes en pleine terre mais également des cercueils en bois et des fosses communes. La chapelle des Pénitents, donc l'abside avait été découverte en 2000, a été de nouveau dégagée ainsi que des cloisonnements postérieurs. Une fois la fouille des niveaux du Moyen Âge terminée, la prochaine étape consiste à dégager les constructions d'époque romaine et de l'Antiquité tardive, bien conservées. Plusieurs maçonneries sont déjà apparentées et une mosaïque polychrome apparaît sous le cimetière.
La topographie du quartier a été profondément modifiée notamment par les travaux de terrassement du XIXe siècle (percement de l'avenue Schuman et comblement partiel du rivage ancien à l'ouest et l'anse de l'Ourse au nord). À l'origine, deux vallons orientés est-ouest (dont le plus profond est situé dans l'axe de la rue Four-du-Chapitre) façonnaient le paysage.
C'est sur ce terrain accidenté qu'apparaissent les premiers indices d'occupation du VIe siècle avant notre ère mais les traces tangibles d'urbanisation du quartier remontent aux IVe-IIe siècles, avec la création de voies et d'îlots d'habitations. Au Ier siècle de notre ère, l'espace acquiert une vocation publique avec l'édification d'une esplanade, peut-être un forum secondaire. Après une phase d'abandon au cours du IIIe siècle, la mise en place du groupe cathédrale à partir du Ve siècle fait de ce quartier un pôle religieux majeur à Marseille. Il le demeurera jusqu'à nos jours, mais présentera plusieurs modifications dont les plus significatives sont la reconstruction de la cathédrale au XIIe siècle, et enfin l'édification au XIXe siècle de la Nouvelle Major.
Le chantier archéologique de l'esplanade de la Major
La superficie du chantier est d'environ 1200 m² mais une partie de l'emprise ne recèle plus de vestiges car de multiples réseaux contemporains ont détruit les couches archéologiques. Les séquences préservées apparaissent immédiatement sous le goudron et peuvent atteindre, au sud du site, 3 mètres de hauteur. Les phases les plus récentes sont associées à la fonction religieuse du lieu, avec le cimetière paroissial, la chapelle des Pénitents blancs (XVIe siècle) et le bâtiment du Grand Séminaire (XIXe siècle).
Le cimetière médiéval et moderne, bien conservé, regroupe, pour l'essentiel, des tombes en pleine terre mais également des cercueils en bois et des fosses communes. La chapelle des Pénitents, donc l'abside avait été découverte en 2000, a été de nouveau dégagée ainsi que des cloisonnements postérieurs. Une fois la fouille des niveaux du Moyen Âge terminée, la prochaine étape consiste à dégager les constructions d'époque romaine et de l'Antiquité tardive, bien conservées. Plusieurs maçonneries sont déjà apparentées et une mosaïque polychrome apparaît sous le cimetière.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Projet de réaménagement de l'esplanade
Aménageur
Euroméditerranée
Début de l'opération
01/03/2008
Fin de l'opération
31/01/2009
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Françoise Paone, Inrap
Équipe de recherche
P. Mellinand, F. Parent, V. Abel, C. Bouttevin, J.-L. Charlot, P. Chevillot, J. Collinet, P. Dufour, P. Ecard, E. Frangin, S. Fournier, G. Frommherz, J. Isnard, S. Lang-Desvignes, R. Lisfranc, J.-C. Matheron, S. Mathie, D. Michel, F. Moroldo, R. Pasquini, L. Vallières, K. Torai
Suivi scientifique
SRA Provence-Alpes-Côté d'Azur
