La culture matérielle de l’âge du Fer est principalement définie par le travail de la métallurgie du fer, dont les techniques se répandent en Europe occidentale depuis l’Orient. Cette diffusion, accélérée par les flux migratoires, donne lieu à de nouveaux modes de production, tant dans le domaine artisanal que dans celui de l’agriculture ou de l’élevage.

Mis à jour le
19 février 2016

L’Âge du Fer est divisé en deux périodes : le Hallstatt, correspondant au premier âge du Fer, et La Tène, qui désigne le second âge du Fer. Ces noms proviennent des sites éponymes respectivement localisés en Autriche et en Suisse. C’est à partir du mobilier découvert dans ces deux grandes nécropoles que se sont constituées les études typo-chronologiques des objets en fer. Ces tombes aristocratiques ont livré de nombreux éléments de parure, dont l’esthétisme découle des influences stylistiques venues d’Europe centrale. Longtemps considérés comme les seuls indices permettant d’identifier les caractéristiques culturelles des populations, les artefacts métalliques ont été mis en avant par les chercheurs, au détriment des autres catégories de mobiliers.

Tombe à char gauloise datée du IIe s. avant notre ère, en cours de fouille, découverte à Warcq (Ardennes), en 2014.

Tombe à char gauloise datée du IIe s. avant notre ère, en cours de fouille, découverte à Warcq (Ardennes), en 2014.

© Denis Gliksman, Inrap

Le développement de l’agriculture est intimement lié à l’apparition du fer : le remplacement des pièces de bois par des éléments métalliques (soc des araires, par exemple) autorise un meilleur rendement.

L’essor des activités commerciales avec la Méditerranée et les nouveaux modes de consommation liés à ces échanges ont favorisé le développement de céramiques régionales. Les influences ne sont cependant pas perceptibles rapidement : les productions évoluent lentement et la technique du modelage reste prédominante durant tout l’âge du Fer. L’adoption progressive du tour et l’amélioration des techniques de cuisson liée à l’apparition de fours bâtis engendrent une production de vases plus raffinés, mêlant traditions locales et influences du bassin méditerranéen.

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Four de potier avec la dernière cuisson encore en place, IIIe s. de notre ère, Famars (Nord), 2012.

© Arnaud Tixador, Inrap

De nombreuses productions artisanales nous échappent car leurs matières premières sont périssables. Les sources antiques évoquent le talent des Gaulois dans les domaines du tissage, du travail du cuir et du bois… mais rares sont les témoignages qui nous en parviennent. La céramique et le métal sont les principaux marqueurs qui permettent aux archéologues d’identifier les influences extérieures, et par là même, de distinguer une population d’une autre.