Les rares témoignages archéologiques d’éventuelles manifestations d’ordre cultuel ne permettent pas de cerner avec précision les croyances et la spiritualité durant l’âge du Bronze.

Mis à jour le
11 février 2016

Croyances et spiritualité à l’âge du Bronze sont des domaines en grande partie inaccessibles à l’approche archéologique ; celle-ci ne repose en effet que sur quelques rares témoignages artistiques ou des indices de manifestations présumées d’ordre cultuel, infiniment délicates à interpréter.

À Acy-Romance, dans les Ardennes, de vastes enclos longilignes datés de l’âge du Bronze final ont été mis au jour. À l’intérieur, des trous de poteau dessinent le plan d’édifices que les archéologues interprètent comme des sanctuaires ou des temples. La fouille des fossés, en damier, est une technique de fouille qui permet d’obtenir des coupes transversales et longitudinales en vue d’observer de la façon la plus complète possible les modes de creusement et de comblement.

À Acy-Romance, dans les Ardennes, de vastes enclos longilignes datés de l’âge du Bronze final ont été mis au jour. À l’intérieur, des trous de poteau dessinent le plan d’édifices que les archéologues interprètent comme des sanctuaires ou des temples. La fouille des fossés, en damier, est une technique de fouille qui permet d’obtenir des coupes transversales et longitudinales en vue d’observer de la façon la plus complète possible les modes de creusement et de comblement.

© Bernard Lambot

Au sein de certaines nécropoles, de vastes enceintes rectangulaires entourées de fossés, de même que certains grands enclos circulaires, évoquent l’idée de sanctuaires bâtis en terre et en bois.

À l’intérieur même des tombes, divers objets, d’usage quotidien ou précieux, accompagnent les défunts : on peut y voir un viatique pour un au-delà ou alors des vestiges de cérémonies funéraires.

Les statues menhirs du sud de la France ou de Corse peuvent témoigner d’un culte d’ancêtres héroïsés ou, les deux n’étant pas incompatibles, de limites territoriales…

Les nombreux objets, parfois prestigieux, retrouvés dans certaines zones humides (rivières, mais aussi marais, sources ou tourbières), renvoient-ils à un culte des eaux ? Sont-ils des offrandes faites à une divinité ? S’agit-il de cérémonies de type potlatch ou des bornages symboliques de territoires ?

On s’interroge aussi sur ces dépôts d’objets en bronze, autrefois interprétés comme des « cachettes de fondeur » : simples réserves de métal (le bronze pouvant être recyclé à l’infini), offrandes aux divinités de la Terre ou aux ancêtres ou encore délimitations symboliques des territoires ?

Divers objets ou monuments témoignent d’observations astronomiques ou calendaires : s’agit-il d’indices en faveur de cultes astronomiques ou calendaires agricoles ? Les chars miniatures, en bronze, or, ou terre cuite, sont parfois envisagés comme une représentation symbolique de la course du Soleil dans le ciel.