Agriculture et élevage fournissent la base de l’alimentation en Gaule romaine. Toutefois, de nombreux produits sont importés de Méditerranée, des régions lointaines de l’Empire, et même au-delà – les épices par exemple. Le commerce fonctionne à petite et grande échelle de manière intensive.

Mis à jour le
23 février 2016

La connaissance des productions agricoles antiques a beaucoup progressé grâce à l’archéologie préventive. Champs et cultures sont abordés par le biais de la paléobotanique (analyse des pollens et des graines), et plus seulement par celui des contenants et des structures de stockage (amphores, tonneaux, dolia, greniers…) ou des outils (araires, serpettes, bêches…). Ces études permettent d’appréhender que des spécialisations régionales se font jour, comme la culture de la vigne dans le Sud, dès le début du Ier siècle. Aux abords des villes, vergers et espaces maraîchers sont désormais reconnus.

Avant l’arrivée des Romains, l’activité agricole est déjà très intense en Gaule. La majorité des Gallo-Romains vivent à la campagne et continuent de travailler la terre. Toutefois, les anciennes propriétés sont redistribuées et réorganisées. Et certains territoires font l’objet d’un véritable cadastrage, qui permet d’identifier les propriétaires, et par là même de les taxer.

L’artisanat et le commerce à courte et longue distance sont étudiés par les archéologues grâce à la découverte d’ateliers, de mines et de carrières, de produits manufacturés et transformés ou encore de monnaie. En Gaule romaine, tous les corps de métier sont représentés (métallurgie du fer et du bronze, bois, textile, vannerie, pierre…), signe d’un artisanat et d’un commerce florissants. Le travail de boucherie et l’artisanat de l’os (tabletterie) ou du cuir, pratiqués essentiellement dans les villes, sont bien documentés. Les activités liées à la construction (fabrication de tuiles ou de chaux pour le mortier, carrières de pierre, etc.) ou à l’extraction et la transformation des minerais sont aujourd’hui mieux connues.

L’étude des monnaies mises au jour, égarées par leurs possesseurs ou thésaurisées sous forme de dépôts cachés, nous éclaire par ailleurs sur la politique monétaire et économique.

Agriculture et élevage

Les cultures céréalières et l’élevage, très répandus, permettent toutes sortes d’exportations vers Rome et l’Italie : blé, viande (notamment le porc en salaison, très apprécié localement) et lainages – les tisserands gallo-romains étant les plus gros producteurs de textile de tout l'Empire.

Le blé, socle de l’alimentation, est cultivé quasiment partout. Selon les régions, on trouve également de l’avoine, du millet, du seigle ou de l’orge, ce dernier utilisé pour fabriquer la bière. La lentille est produite dans le midi. On pratique aussi la culture des pois et des fèves, mais aussi les cultures maraîchères, et l’arboriculture, sur de vastes vergers.

La culture de l’olivier en Narbonnaise et de la vigne partout en Gaule fournit l’huile et le vin. Au Ier siècle, Pline et Columelle font l'éloge des vins de Bourgogne et de Bordeaux ; le « biturigique » et l’« allobrogique » rivalisent sur les tables romaines avec les grands vins d’Italie. Le lin e