Sous l’effet de la révolution industrielle, le XIXsiècle se caractérise par l’expansion rapide de nouveaux modes d’échanges, de production et de consommation.

Mis à jour le
23 février 2016

Associées en France à la « révolution industrielle », ces mutations dessinent de nouveaux paysages, que l’archéologie contemporaine prend comme objet d’étude. En milieu rural, la recherche agronomique, les remembrements et la mécanisation bouleversent les modes de culture et transforment des paysages souvent figés depuis plusieurs siècles.

Le développement industriel provoque des mouvements de populations sans précédent (exode rural et immigrations). Il est lié à l’essor urbain et suburbain qui s’esquisse dès la fin du XVIIsiècle avec le colbertisme et les manufactures royales, et s’accomplit dès le deuxième quart du XIXsiècle.

Deux facteurs essentiels déterminent ce phénomène : l’évolution énergétique et le développement des réseaux de transport. En moins d’un siècle, se succéderont la vapeur, le charbon, puis le pétrole et l’électricité. Tandis que les réseaux routier et ferroviaire s’étendront progressivement sur tout le territoire, jusqu’aux régions les plus reculées. Plus tard, de manière progressive mais inexorable, l’automobile se substituera à la traction animale. Sans oublier l’extraordinaire succès de la bicyclette.

Ces conditions sont naturellement favorables à l’essor du commerce, à la production de masse et à l’élévation globale du niveau de vie. À cet égard, on peut dire que le « consumérisme » naît dans la deuxième moitié du XIXsiècle. La publicité envahit peu à peu l’espace public, les grands magasins s’installent au centre des villes, tandis que le chemin de fer ouvre la voie à la vente par correspondance.

Cet essor général perdurera de fait jusqu’à la décennie 1970, en dépit de deux guerres mondiales particulièrement meurtrières.