Les esclaves oubliés de Tromelin
Publié le vendredi 1 octobre 2010 · Mis à jour le jeudi 8 mars 2012
Un documentaire de Thierry Ragobert.
Le 31 juillet 1761, l’Utile, un navire de la Compagnie des Indes Orientales, transportant des esclaves destinés à être vendus sur l’Ile de France (actuelle Ile Maurice) s’échoue sur l’Ile de Sable Tromelin. Parmi les survivants, on compte une centaine de marins français et quatre-vingt-huit esclaves malgaches.
En deux mois, les Français construisent une embarcation de fortune et regagnent Madagascar, laissant les malheureux esclaves sur l’Ile en promettant de venir bientôt les rechercher. Promesse qui ne fut jamais tenue.
Ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que le chevalier de Tromelin accoste sur l’Ile et recueille les survivants : sept femmes et un bébé de 8 mois.
Deux siècles et demi plus tard, au terme d'une longue enquête historique mené par Max Guérout, une mission archéologique débarque sur l'ile Tromelin pour retrouver les traces des esclaves oubliés.
Une enquête archéologique haletante qui révèle une inédite et bouleversante histoire.
En deux mois, les Français construisent une embarcation de fortune et regagnent Madagascar, laissant les malheureux esclaves sur l’Ile en promettant de venir bientôt les rechercher. Promesse qui ne fut jamais tenue.
Ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que le chevalier de Tromelin accoste sur l’Ile et recueille les survivants : sept femmes et un bébé de 8 mois.
Deux siècles et demi plus tard, au terme d'une longue enquête historique mené par Max Guérout, une mission archéologique débarque sur l'ile Tromelin pour retrouver les traces des esclaves oubliés.
Une enquête archéologique haletante qui révèle une inédite et bouleversante histoire.
La mission archéologique
Accomplie en 2006, la première mission archéologique a étudié le site de naufrage de l'Utile et un élément de l'habitat des esclaves. Achevée en décembre 2008, la 2e mission dirigée par le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN) avec le concours de l' Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap), s'attachait à l'étude des conditions de vie des esclaves, et leur « organisation sociale ». La recherche de sépultures constituait un autre objectif de recherche.
La qualité des vestiges mis au jour confirme un site archéologique original, mais aussi un lieu de mémoire remarquable qu'il importe de protéger ; et l'étude archéologique démontre que le petit groupe d'esclaves abandonnés, constitué face à l'adversité, passé le stress initial, est de toute évidence resté debout et organisé.
Une publication de Max Guérout (Gran) et Thomas Romon (Inrap), coéditée par l'Inrap et le CNRS est paru en octobre 2010.
La qualité des vestiges mis au jour confirme un site archéologique original, mais aussi un lieu de mémoire remarquable qu'il importe de protéger ; et l'étude archéologique démontre que le petit groupe d'esclaves abandonnés, constitué face à l'adversité, passé le stress initial, est de toute évidence resté debout et organisé.
Une publication de Max Guérout (Gran) et Thomas Romon (Inrap), coéditée par l'Inrap et le CNRS est paru en octobre 2010.
Réalisateur
Thierry Ragobert
Durée
Deux versions : 52' et 25'
Production
© MC4 - Inrap, 2010
Voir aussi :
- - le reportage vidéo "L'Utile, 1761. Esclaves oubliés"
- - le film documentaire (extrait) "Les esclaves oubliés de Tromelin"
- - le communiqué du 6 février 2009, à propos de la conférence de presse sur la 2e campagne de fouille archéologique sur l'île de Tromelin
- - l'article sur les recherches archéologiques daté du 5 mars 2007
- - l'émission de radio Le salon noir du 18 mars 2009 sur France Culture
- - la publication : Tromelin. Lîle aux esclaves oubliés
- - le site de l'émission Thalassa
