De la Renaissance à la fin de l’Ancien Régime, les arts bénéficient d’un soutien important des élites par le biais des commandes artistiques et architecturales. Durant cette même période, l’évolution des moyens de production rend plus accessibles certains produits jadis réservés à des privilégiés.

Mis à jour le
15 février 2016

La Renaissance désigne avant tout un courant artistique et idéologique lié à la redécouverte du savoir antique. Les châteaux de la Loire en sont l’expression architecturale la plus manifeste, mais le déplacement de la Cour à Paris puis à Versailles fait de l’Île-de-France la vitrine symbolique de l’architecture des XVIIe et XVIIIsiècles. Le patronage artistique des puissants s’étend à la peinture et à la sculpture ; les goûts et les techniques s’affinent.

Les œuvres littéraires et musicales, également promues, comme l’architecture, la sculpture ou la peinture, forment une part encore importante de notre héritage culturel. La dimension politique de ces productions est souvent flagrante, car la protection d’un puissant influe nécessairement sur l’orientation des œuvres d’art.

L’imprimerie, inventée à la fin du Moyen Âge, joue un rôle ambigu dans ce mouvement. Tournée à l’origine vers l’édition d’ouvrages de prestige, souvent religieux, elle trouve progressivement avec l’Époque moderne une nouvelle vocation : contribuer à la transmission des connaissances. Au XVIIIsiècle, les encyclopédistes, qui œuvrent à la diffusion des savoirs et des arts, se tournent naturellement vers le support papier. Mais en période de tensions politiques et sociales, ce même support papier peut également servir à véhiculer des pamphlets contestataires et des caricatures parfois virulentes.