Au début de l’Époque moderne, plus de 90 % de la population française réside dans les campagnes. Fermes et villages représentent la majorité des habitations. La production agricole et les métiers afférents dominent. Tout comme en milieu urbain, métiers et habitats varient fortement selon le statut social.

Mis à jour le
23 février 2016

Outre l’intérêt lié à l’étude des types particuliers d’occupation – habitats dits de prestige ou architecture militaire – les fouilles d’exploitations agricoles nous éclairent sur l’ancienneté de leur implantation. Les recherches archéologiques qui accompagnent la réalisation des grands tracés linéaires (autoroutes, lignes à grande vitesse) révèlent par ailleurs des spécificités régionales qui entraînent, selon les lieux et les époques, des évolutions différentes. L’enregistrement des bâtiments agricoles avant démolition permet de comparer les vestiges en élévation et les vestiges en sous-sol, et de mieux évaluer leur fonction et leur datation.

De même, l’étude archéologique de certains îlots urbains, dont la destruction est rendue irréversible par le renouvellement de l’habitat, est souvent l’ultime occasion d’analyser l’évolution des conditions d’usage de certains espaces bâtis.

Pour la période moderne, il est fréquent que tout ou partie de ces élévations subsiste au moment de l’intervention des archéologues, ce qui permet la mise en œuvre d’une approche spécifique : l’archéologie du bâti. Encore faut-il que l’on admette la dimension archéologique de ces vestiges, et non leur seul aspect patrimonial.