Les données archéologiques ne permettent pas de déterminer précisément la structure sociale des groupes de chasseurs-cueilleurs du Mésolithique. En revanche, différentes cultures matérielles ont pu être identifiées à partir de la typologie des armatures de flèches taillées dans le silex.

Mis à jour le
16 février 2016

L’abondant mobilier de certaines tombes simples ou multiples, notamment chez les peuples exploitant les ressources littorales, pose la question de possibles sociétés hiérarchisées. Mais les données archéologiques offrent un aperçu assez vague de la structure sociale des différents groupes de chasseurs-cueilleurs. La taille de ces groupes, probablement constitués d’une ou plusieurs familles, dépend des ressources naturelles disponibles sur le territoire qu’ils occupent, l’enjeu étant de maintenir un équilibre entre celles-ci et le nombre d’individus. Dans certaines régions, l’étendue des surfaces exploitées est identifiable par la provenance des matières premières lithiques.

La caractérisation des différentes cultures repose principalement sur la typologie des armatures de flèches, ces dernières étant considérées comme des éléments à forte charge culturelle. Or, cette appréciation, délicate à établir, varie parfois selon les chercheurs, donnant lieu à de multiples catégories culturelles.

Dans ces sociétés en équilibre fragile avec leur milieu, les traces de violence sont assez fréquentes. Nombre de corps portent la marque de coups. Des hommes du Mésolithique européen, comme celui découvert sur le site de Téviec sur la presqu’île de Quiberon, ont succombé à des tirs de flèche. Dans le sud de l’Allemagne, à Ofnet notamment, des crânes regroupés dans des fosses indiquent de potentielles tueries. La Grotte des Perrats à Agris (Charente) montre que plusieurs individus ont été dépecés, et probablement consommés.

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Numérotation du mobilier laissé en place avant le démontage. Fouille du site mésolithique (8200-7500 avant notre ère) rue Farman à Paris, 2008.

© Denis Gliksman, Inrap