Les vestiges archéologiques des sites du Paléolithique révèlent le plus souvent de ce que nous appelons l’économie de subsistance, ce qui relève en fait de l’activité banale de vie quotidienne : restes d’animaux consommés, matières premières entrant dans la confection d’outils destinés à la chasse, aux activités de boucherie, au traitement des peaux…

Mis à jour le
15 février 2016

Au Paléolithique inférieur, les activités de production (d’outils en pierre notamment) répondent essentiellement aux besoins de la chasse et du charognage, qui assurent la base de l’alimentation. La chasse porte sur des espèces variées d’ongulés (Cerf, Aurochs, Cheval, Chevreuil…), tandis que le charognage, organisé (pièges) ou spontané (au hasard des trouvailles), semble réservé aux espèces de grande taille comme les éléphants, les mammouths et les rhinocéros. La consommation du gibier se déroule sur le lieu d’abattage ou à proximité.

Il est difficile de définir quelle est la part des végétaux dans ce régime alimentaire, mais selon les climats, tempérés ou froids, plantes et fruits ont pu y tenir une place non négligeable.

Le bois est utilisé pour l’entretien du feu et les activités de prédation, qui exigent la fabrication de pieux.

Restes osseux animaux dans les niveaux archéologiques des sites de Soucy (Yonne).

Restes osseux animaux dans les niveaux archéologiques des sites de Soucy (Yonne).

© V. Lhomme, Inrap

À partir du Paléolithique moyen, la chasse, pratiquée notamment sous forme organisée (de nombreux cas d’abattage avec rabattage et utilisation de pièges naturels sont attestés), constitue la principale source d’alimentation. Elle porte essentiellement sur les herbivores. Souvent grégaires en périodes froides, ils sont abattus sur les lieux de passages saisonniers des troupeaux, ou simplement au gré des déplacements humains.

Les végétaux constituent au mieux un complément alimentaire : des analyses récentes montrent que les Néandertaliens avaient un régime presque exclusivement carné.

L’os s’ajoute au bois pour l’entretien du feu et les activités de prédation (utilisation de pointes en os, etc.).

Au Paléolithique supérieur, le gibier constitue certes la base de l’alimentation, mais il est également une source d’approvisionnement en os, ramures, ivoire et peaux, qui servent aussi bien à la fabrication d’outils et d’objets qu’à la confection de vêtements et de tentes.

Aucun témoin matériel n’autorise à évoquer un quelconque « commerce », au sens habituel du terme, mais la circulation d’objets et de certains matériaux laisse supposer des échanges, des transmissions. Les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique sont mobiles et suivent les gibiers au grè des saisons, notamment les grands ongulés migrateurs. Ils sont donc nomades et amenés à rencontrer d’autres groupes.