archeo-ethique

Colloque Archéo-Éthique

À voir, à écouter - Colloque
Du 23 au 26 mai 2018
Institut National d'Histoire de l'Art, Paris (Île-de-France)
Mis à jour le
30 avril 2018

Colloque organisée les 25 et 26 mai 2018 à l’Institut National d’Histoire de l’Art à Paris

Inscription au colloque

Pour assister au colloque Archéo-Éthique et participer aux discussions, il est nécessaire de vous inscrire. L'inscription est gratuite. Merci de remplir le formulaire ci-dessous et de le renvoyer à l'adresse  archeo.ethique [at] univ-paris1.fr avant le 15 mai 2018.

Qu’est-ce que l’éthique et en quoi les archéologues sont-ils concernés ?

L’éthique appliquée à l’archéologie est une façon de nous comporter vis à vis de notre objet d’étude, de nos pairs et des différents acteurs avec lesquels nous sommes amenés à interagir (hommes politiques, journalistes, populations voisines des sites, grand public). Une pratique professionnelle éthique requiert un questionnement réflexif, depuis l’élaboration des problématiques de recherche jusqu’à la publication et la médiatisation des résultats, en passant par le processus de fouille.

Les archéologues sont aujourd’hui confrontés à de nombreuses questions éthiques dans leur pratique quotidienne : contextes difficiles (dictature, guerre, pauvreté, territoires revendiqués), contraintes économiques, (dé)réglementations de l’archéologie et concurrence, archéologie funéraire, relation entre archéologues et populations autochtones ou locales, relation entre archéologues professionnels et archéologues amateurs, bonnes pratiques de publication, médiatisation des résultats, etc.

Il paraît essentiel de réfléchir sur notre profession, notre statut et notre position en tant que profession culturelle et scientifique dans le monde actuel. Les archéologues anglo-saxons semblent davantage sensibilisés à l’éthique mais leur approche est propre à leur histoire et ne peut être transposée telle quelle dans tous les pays. En effet, dans beaucoup de pays européens l’archéologie est marquée par des traditions nationales diverses, que ce soit dans les relations avec les communautés, la déréglementation ou encore le statut des religions. Ces trois points permettent de penser qu’il serait légitime de développer une approche spécifique de ces questionnements en France et en Europe, afin d’apporter une autre vision de l’éthique en archéologie. Ces deux journées de conférence et de discussions sont un premier pas ; elles visent tout d’abord à montrer l’importance de l’éthique en archéologie en présentant la variété des sujets à traiter et, d’autre part, à faire émerger de nouveaux questionnements et de nouvelles réponses parmi les chercheurs et les étudiants.

Ce colloque fera l’objet d’une publication dans un numéro spécial de la revue Bioéthique Online.​​

Un appel à communication est également lancé pour des articles ou des contributions (dont des travaux créatifs)  portant sur l'éthique en archéologie.
Ces articles seront publiés dans le même numéro que les actes du colloque. La date butoir pour soumettre les contributions est fixée au 30 juin 2018. Elles sont à envoyer à l'adresse archeo.ethique [at] univ-paris1.fr.

Programme des interventions​

​I.    Une éthique propre à l’archéologie ?

  • Définitions et bref historique de l’éthique en archéologie, par Béline Pasquini et Ségolène Vandevelde
  • L’éthique en archéologie : une perspective juridique, par Marie Cornu et Vincent Négri
  • Towards an archaeological ethics, par Alfredo Gonzàlez-Ruibal

II.    À qui appartient le patrimoine archéologique ?

1.    Quelles relations entre les archéologues et les populations locales ?

  • À qui appartient le passé ? Perspectives Nord-américaines sur l’appropriation du patrimoine archéologique, par Christian Gates-St-Pierre
  • Les recherches-actions ou collaboratives sont-elles plus éthiques vis-à-vis des populations locales ? par Marie-Pierre Bousquet​

2.    Pillage du patrimoine et traitement des données grises : Quelle(s) attitude(s) adopter?

  • L'étude des données "grises" issues de la détection illégale de métaux : sauvegarde du patrimoine ou cercle vicieux du pillage ? par Thomas Lecroere
  • Le détectorisme en France : quelle situation et quelle politique publique ? par Xavier Delestre
  • Patrimoine syrien : Destruction et pillages des sites archéologiques (2011-2017). Quelles conséquences, quel avenir? par Cheikhmous Ali

3.    Fouilles de sépultures et gestion des restes humains : entre science archéologique, sensibilités, croyances et laïcité

  • État du sujet – avis du conseil du d’État, par Agnès Mathieu
  • Le délicat problème des restes humains en archéologie, par Philippe Charlier
  •  "I like to keep my archaeology dead"- alienation and othering of the past as an ethical problem, par Vera Egbers, Sabine Neumann et Stefan Schreiber
  • Les restes humains en archéologie, entre objets de science et sujets de droit, par Rozenn Colleter et Paul-Anthelme Adèle

III.    Les tensions entre l’éthique scientifique et les contraintes professionnelles

  • De la « professionnalisation » à la « vassalisation ». L’archéologue, entre « éthique professionnelle » et « responsabilité sociale d’entreprise », par Agnès Vandevelde-Rougale et Nicolas Zorzin
  • Les enjeux scientifiques et sociétaux de l’archéologie préventive, par Charlotte Blein

IV.    Archéologie et construction identitaire. Comment réagir face à la récupération idéologique des résultats de la recherche archéologique ?

  • L’instrumentalisation des Gaulois dans le discours politique français, et notamment à Béziers, par Jean-Paul Demoule
  • Alésia : l'instrumentalisation d'une prétendue controverse, entre mythe national et théorie du complot, par Christophe Petit et Jonhattan Vidal
  • L’instrumentalisation des sites archéologiques incas. Questions d’éthique, par Antoinette Molinié

V.    Table-ronde

N.B. : Le programme est encore susceptible d'être modifié.

Ajouter à mon calendrier 05/25/2018 05/27/2018 Europe/Paris Colloque Archéo-Éthique MM/DD/YYYY
Institut National d'Histoire de l'Art
2, rue Vivienne
75002 Paris
Contact(s) :

Comité d'organisation :

  • Béline Pasquini, doctorante en archéologie (page perso)
  • Ségolène Vandevelde, doctorante en archéologie (page perso)

Comité Scientifique :

  • Pascal Butterlin, professeur d'archéologie (page perso)
  • Xavier Delestre, conservateur général du patrimoine (page perso)
  • Christian Gates-St-Pierre, professeur adjoint d'archéologie (page perso)
  • Anne Lehoërff, professeur d'archéologie, vice-présidente du CNRA (page perso)
  • Christophe Petit, professeur d'archéologie (page perso)
  • Hara Procopiou, professeur d'archéologie (page perso)
  • Boris Valentin, professeur d'archéologie (page perso)
  • François Villeneuve, professeur d'archéologie, directeur de l'UMR 7041 ArScAn (page perso)
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