affiche colloque ports romains

Les ports romains dans l’arc atlantique et les eaux intérieures

À voir, à écouter - Colloque
Les 21 et 22 juin 2018
Salles municipales MANU (Pays-de-la-Loire)
Mis à jour le
05 juin 2018

Les tarifs sont les suivants :

Auditeur 1 journée : 20 €

Auditeur 2 journées : 40 €

Étudiant (Université de Nantes) : gratuité

Étudiant (hors Université Nantes) : 15 €
La somme demandée sert à financer les pauses, les repas, les visites payantes.

Colloque international d'archéologie portuaire organisé à Nantes et coordonné par Jimmy Mouchard (Université de Nantes) et David Guitton (Inrap).

Inscrit dans la continuité du colloque portant sur les ports situés dans l’espace méditerranéen antique : Narbonne et les systèmes portuaires fluvio-lagunaires (Montpellier, 2014), ce colloque organisé à Nantes est l’occasion de dresser un bilan de près d’un siècle de recherches pratiquées au contact de sites portuaires antiques établis cette fois dans l’espace atlantique et les eaux intérieures.

Cette manifestation – qui a pour objectif premier de réunir les principaux
acteurs d’une archéologie portuaire romaine renouvelée – aura
pour colonne vertébrale le site archéologique de Rezé (Loire-Atlantique),
abordé dans le cadre d’un programme de recherche initié depuis 2005 sur
la question du lien entre un quartier de la ville antique de Ratiatum et la
Loire aujourd’hui éloignée. Les vestiges spectaculaires découverts dans ce
contexte fluvio-maritime, à la transition des provinces de la Lyonnaise et
de l’Aquitaine, invitent aujourd’hui à une relecture de la documentation
ancienne (découvertes du XXe siècle : Rouen, Bourges-Lazenay, Les Mureaux...)
et à un effort de synthèse sur la question des sites portuaires, de
leurs équipements, de leurs activités et de leur évolution.

D’autre part, précisons que cette récente acquisition de données
s’inscrit pleinement dans un contexte national favorable, avec l’émergence
grandissante d’opérations programmées (Aizier, Barzan, etc.) et s’intercalant
dans le sillage d’une vague d’opérations préventives (Besançon, Bordeaux,
Lyon, Chelles, Reims, etc.) à l’origine d’une décennie 2000-2010
déterminante quant à la connaissance des anciens sites portuaires fluviaux
et fluvio-maritimes. La confrontation des échantillons littoraux et fluviomaritimes
avec ceux empruntés aux eaux intérieures doit permettre de
préciser le rôle des ports au sein des Gaules, leurs configurations, leurs
morphologies, leurs architectures et surtout leurs liens dans la redistribution
du commerce.

Un volet de ce colloque sera bien-sûr axé sur l’histoire de l’archéologie portuaire dans l’arc Atlantique, mais aussi sur la méthodologie, pour compléter les premières remarques formulées en 2008 lors d’une journée d’étude organisée à la Rochelle.

Par ailleurs, dans le cadre de cette enquête qui se veut collective, prônant l’approche pluridisciplinaire, un temps sera consacré à la géomorphologie et au paléo-environnement, afin de mieux comprendre d’une part, les dynamiques fluviales et riveraines, et d’autre part, l’évolution, les ajustements voir l’abandon d’un port. À chaque contexte naturel, un choix technique y est retenu. Cela permet de poser la question des principes architecturaux établis, du chantier de construction portuaire, des matériaux employés et des savoir-faire des sociétés passées. Concevoir un port, qu’il soit intégré à la trame urbaine ou à proximité d’une ville qui le gère à distance, suppose une refonte de la topographie riveraine. En prenant en compte les modifications naturelles transversales et longitudinales, ce colloque vise à mieux cerner les articulations et le fonctionnement des trois espaces constituant toute entité portuaire : l’espace navigable (ou espace bas), l’espace lié aux activités de chargement et de déchargement (espace médian), et l’espace de stockage (espace haut). Cette tri-division n’est pas sans avoir des répercussions sur la pratique de cette archéologie portuaire, y compris au XXIe siècle et avec des outils de plus en plus sophistiqués. L’accessibilité, tout comme le signal archéologique, peuvent apparaître à géométrie variable selon les cas de figures.

Au terme d’un siècle de recherches, avec quelques décennies en deçà, il reste encore bon nombre de carences et zones d’ombre qu’il convient d’éclairer. Si certains sites conservent mieux leurs équipements, d’autres fournissent au contraire des témoignages intéressants sur les activités commerciales développées à leur contact. Quel bilan pouvons-nous dresser des opérations passées et quelles sont les perspectives à donner à ce champ d’étude ?

comité scientifique

  • Jimmy Mouchard (Université de Nantes)
  • David Guitton (Inrap)
  • Cécile Allinne (Université de Caen)
  • Rémy Arthuis (Inrap)
  • Aurélia Borvon (ArScAn)
  • Frédéric Epaud (Cnrs)
  • Alain Ferdière (Université de Tours)
  • Corinne Sanchez (Cnrs)
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Salles municipales MANU
10 bis, boulevard Stalingrad, Nantes
Contact(s)

Evelyne LEVÉZIEL
evelyne.leveziel [at] univ-nantes.fr

Partenaire(s)
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