À Montereau-sur-le-Jard, les archéologues de l’Inrap ont découvert des vestiges d’habitations remontant jusqu’à la Préhistoire, ainsi que les traces d’un important hameau médiéval et d'une seigneurie, actifs du VIe siècle à l’Ancien Régime.

Dernière modification
30 janvier 2019

Prescrites par la Drac Île-de-France préalablement à l’implantation d’une Zac par Melun Val-de-Seine, les fouilles qui sont menées à Montereau-sur-le-Jard mettent en lumière la continuité de l’implantation humaine sur une partie du plateau Briard, de la Préhistoire à nos jours.

De la Préhistoire à l’âge du Fer

Les premiers indices d’occupation du site remontent à la Préhistoire et perdurent durant les périodes de l’âge du Bronze (XIIIe-XIIe siècle avant notre ère) et l’âge du Fer (IVe siècle avant notre ère). Des vestiges de petits habitats dispersés matérialisés par des greniers, silos et fosses ont notamment été mis au jour. Une communauté gauloise s’installe ensuite sur le plateau à la fin de l’âge du Fer (IIe-Ier siècle avant notre ère) avec la présence d’un vaste établissement à enclos, à vocation agro-pastorale.

Un hameau au Moyen-Âge

Les recherches ont également permis de révéler, en partie, les origines du hameau médiéval et ancienne seigneurie de Courceaux. Sur environ deux hectares, plusieurs dizaines de maisons en bois, des fours culinaires et des sépultures témoignent d’une occupation dense du site pendant les périodes mérovingienne et carolingienne, puis capétienne (du VIe au XIIe siècle de notre ère). L’importance locale de ce fief du Moyen Âge à l’Ancien Régime se traduit par la présence de caves maçonnées monumentales et d’une trame architecturale de grande ampleur (XIIIe-XVIIe siècle).

Des Mérovingiens à la République

L’un des vestiges les plus remarquables est une grande cave construite au tout début du XIIIe siècle. La grande qualité des maçonneries lui confère un statut privilégié. Transformée et surhaussée, probablement au cours de la Renaissance, elle semble avoir été abandonnée, puis partiellement réemployée vers la fin du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle. Son usage reste encore à déterminer, mais les archéologues soupçonnent qu’elle appartienne à la ferme que l’abbaye de Saint-Jean-Baptiste du Jard possédait aux Courceaux. Ainsi, ce site rural constitue à ce jour l’un des rares exemples explorés de continuité des Mérovingiens jusqu’aux prémices de la France républicaine.
 

Aménagement : SPL Melun Val de Seine Aménagement 
Contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie (Drac Île-de-France)
Recherche archéologique : Inrap
Responsable scientifique : Laëtitia Mathery, Inrap