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L’Inrap dégage la tour Denis, au pied des remparts du Mont-Saint-Michel

Publié le 24 août 2011 · Mis à jour le 26 septembre 2011
code opération : DB 16 0257 01
Une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives vient d’achever une fouille au pied des remparts du Mont-Saint-Michel. Cette opération a révélé les vestiges d’une tour des fortifications, la tour Denis, ouvrage édifié vers 1479 et détruit en 1732. Prescrite et financée par la Direction des affaires culturelles de Basse-Normandie, cette intervention s’inscrit dans le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel et de la restauration générale des fortifications.

La tour Denis

Dès 1997, la réalisation de sondages archéologiques menés par l’Inrap dans le cadre de l’étude préalable à la fouille et la restauration des remparts avait permis de repérer des vestiges de la tour Denis. Aujourd’hui, ces derniers étant situés à environ 1,50 mètre sous le niveau actuel de la grève, les archéologues ont dû décaper près de 300 m3 de sable et de sédiments à l’aide d’une pelle mécanique et former un épais merlon pour protéger la fouille des marées. Les recherches ont mis en évidence les fondations de la tour et une partie des pierres de dallage du sol de la salle basse de l’ouvrage. Un mur de soubassement construit postérieurement entre la tour Denis et sa voisine, la tour de la Liberté, a également été identifié. Il devait protéger la base des remparts contre la violence des courants marins.

Une tour en ruine, dès 1690

La construction d’une courtine (muraille reliant deux tours) entre la tour de l’Arcade et la tour de la Liberté est attestée à partir de 1441. La tour Denis est édifiée vers 1479 contre cette courtine. Elle se situe également à proximité d’une poterne (petite porte intégrée à la muraille) appartenant à la première ligne de défense mise en œuvre au cours du XIVe siècle. Sur un plan-relief des fortifications du Mont-Saint-Michel daté de 1690 et conservé aux Invalides, la tour Denis apparaît partiellement ruinée par l’action des courants marins. Son mauvais état, sa situation sur une portion de rempart déjà bien protégée par les tours de l’Arcade et de la Liberté conduisent l’ingénieur Pierre de Caux, chargé de la restauration des fortifications, à envisager sa suppression. La démolition de la tour Denis est effective en 1732 et la continuité du rempart est alors restituée.
Les vestiges de la tour Denis devraient prochainement faire l’objet d’une mise en valeur par François Jeanneau, architecte en chef des Monuments historiques.

En 2005, une équipe de l’Inrap avait exhumé une importante quantité de moules en schiste destinés à fondre des enseignes de pèlerinage (coquille Saint –Jacques, effigie de Saint Michel…), à l'emplacement d'un atelier de production daté des XIVe-XVe siècles, près de l'entrée de l'abbaye. La variété et la qualité de ces pièces en font aujourd’hui des objets de référence en archéologie médiévale.

Maîtrise d'ouvrage

Drac Basse-Normandie

Contrôle scientifique

Drac Basse-Normandie

Responsable scientifique

François Delahaye, Inrap

Voir l'album

  • Le chantier de fouille de la Tour Denis est situé au pied des remparts du Mont-Saint-Michel. Cette opération a nécessité la mise en œuvre d'un important merlon pour protéger le site des marées.
    Le chantier de fouille de la Tour Denis est situé au pied des remparts du Mont-Saint-Michel. Cette opération a nécessité la mise en œuvre d'un important merlon pour protéger le site des marées.


    © Denis Gliksman/Inrap
  • Début de journée avec mise en place de la pompe pour évacuer l'eau de l'excavation.
    Début de journée avec mise en place de la pompe pour évacuer l'eau de l'excavation.

    © Denis Gliksman/Inrap
  • Les vestiges de la Tour Denis en cours de dégagement.
    Les vestiges de la Tour Denis en cours de dégagement.

    © Denis Gliksman/Inrap
  • Le chantier de fouille de la Tour Denis est situé au pied des remparts du Mont-Saint-Michel.
    Le chantier de fouille de la Tour Denis est situé au pied des remparts du Mont-Saint-Michel.
    © Denis Gliksman/Inrap
  • Les fortifications du Mont-Saint-Michel situées sur la grève ont été construites, pour une grande part, au cours du XVe siècle. La Tour de la Liberté située en limite de fouille est le seul ouvrage à avoir été prises par les Anglais lors du siège de la Guerre de cent ans en 1432. Elle a été partiellement reconstruite en vers 1479. Une étude archéologique de ses élévations va être prochainement engagée pour préciser l'étendue des travaux de réfection.
    Les fortifications du Mont-Saint-Michel situées sur la grève ont été construites, pour une grande part, au cours du XVe siècle. La Tour de la Liberté située en limite de fouille est le seul ouvrage à avoir été prises par les Anglais lors du siège de la Guerre de cent ans en 1432. Elle a été partiellement reconstruite en vers 1479. Une étude archéologique de ses élévations va être prochainement engagée pour préciser l'étendue des travaux de réfection.

    © Denis Gliksman/Inrap
  • Vestiges de l'ancienne Tour Denis démolie en 1732. La fouille a permis de mettre au jour deux états du niveau de sol de la salle basse de l'ouvrage. Le premier état se caractérise par l'emploi de petites dalles de granite. Dans un second temps, de gros blocs de granite ont été mis en œuvre pour surélever le niveau de sol. A gauche des vestiges de la Tour Denis se distinguent les premières marches menant à un poterne attestée dès le XIVe siècle.
    Vestiges de l'ancienne Tour Denis démolie en 1732. La fouille a permis de mettre au jour deux états du niveau de sol de la salle basse de l'ouvrage. Le premier état se caractérise par l'emploi de petites dalles de granite. Dans un second temps, de gros blocs de granite ont été mis en œuvre pour surélever le niveau de sol. A gauche des vestiges de la Tour Denis se distinguent les premières marches menant à un poterne attestée dès le XIVe siècle.

    © Denis Gliksman/Inrap
  • Vestiges de l'ancienne Tour Denis démolie en 1732. L'ensemble de la base des fortifications du Mont-Saint-Michel situées sur grève a été repris par l'ingénieur Pierre de Caux à cette date. La consolidation des fortifications a notamment portée sur la mise en œuvre d'assises en pierres de taille, reposant, ici, sur l'arase de la Tour Denis.
    Vestiges de l'ancienne Tour Denis démolie en 1732. L'ensemble de la base des fortifications du Mont-Saint-Michel situées sur grève a été repris par l'ingénieur Pierre de Caux à cette date. La consolidation des fortifications a notamment portée sur la mise en œuvre d'assises en pierres de taille, reposant, ici, sur l'arase de la Tour Denis.

    © Denis Gliksman/Inrap