Communiqué de presse
24 octobre 2013

Contacts

Mahaut Tyrrell
chargée de communication médias
Inrap, service partenariats et relations avec les médias
01 40 08 80 24
mahaut.tyrrell@inrap.fr

Stéphanie Hollocou 
chargée du développement culturel et de la communication 
Inrap, direction interrégionale Grand Est sud 
06 72 56 28 51 
stephanie.hollocou@inrap.fr

Un site archéologique d’exception à Obernai (Bas-Rhin) : plus de 6 000 ans d’occupation

Publié le 24 octobre 2013 · Mis à jour le 19 décembre 2013
code opération : F103066
Dans le cadre de l’aménagement d’un Parc d’activités économiques à vocation industrielle par la communauté de communes du Pays de Sainte Odile, l’Inrap vient d’achever, sur prescription de l’État (DRAC Alsace), une importante fouille à Obernai. Sur plus de 7,5 hectares, se succèdent des sociétés néolithique, gauloise, gallo-romaine, mérovingienne. La fouille archéologique de ce site apporte de nouveaux éclairages sur l’évolution cultuelle et les mouvements de population sur près de six millénaires, mais aussi sur l’organisation territoriale de l’Alsace.
Zoom:
© Denis Gliksman, Inrap

Il y a 6900 ans : une nécropole du Néolithique

Au sud-est de l’emprise de la fouille, les archéologues ont mis au jour un ensemble funéraire comptant une vingtaine d’inhumations. Elles datent, pour les plus anciennes, de 4900 à 4750 ans avant notre ère. Un autre secteur a livré une quinzaine d’autres sépultures néolithiques. La plupart des défunts arborent des colliers et des bracelets, composés de petites perles de calcaire ou de nacre. L’un d’entre eux porte deux anneaux-disques en pierre. L’outillage en silex et la céramique abondent. Des céramiques décorées permettent d’attribuer cette occupation à la fin de la culture Grossgartach, première grande entité du  Néolithique moyen, vers 4750 avant notre ère. À cette époque les vastes nécropoles « danubiennes » disparaissent au profit de petits ensembles sépulcraux. Cette période transitoire est peu documentée en Alsace ; la nécropole d’Obernai en est désormais une référence.

Il y a 2160 ans : une ferme gauloise

Au nord du site, se trouvent les vestiges d’une ferme gauloise. Elle se compose d’abord d’un enclos de 8 000 m², au plan peu commun, avec deux portes aménagées dans les angles. L’une d’elle était surmontée d’un porche monumental. L’intérieur de l’enclos livre des traces de bâtiments, de fosses de stockage et beaucoup de mobilier qui permet d’attribuer l’occupation à la Tène finale (150 à 130 avant notre ère). Ce mobilier (fibules, parure en verre, céramique, amphores, monnaies…) marque l’importance de l’exploitation et la richesse du propriétaire.
L’occupation gauloise se développe également hors de ce grand enclos, par delà ses fossés : au sud, les archéologues ont mis au jour un petit enclos contemporain aux fonctions encore indéterminées ;  à une cinquantaine de mètres à l’est se trouve un ensemble de structures d’habitat (des bâtiments excavés et des fosses de stockage).
La découverte de fragments de crânes humains, d’armes et de quelques sépultures d’enfants et d’animaux, sur l’ensemble du site, laisse supposer un contexte cultuel, peut-être même la présence d’un sanctuaire. Une fosse, en particulier, a livré des umbos de bouclier, portant des traces de coups.
Ces données et la situation de cet établissement à la frontière des peuples Médiomatrique et Rauraque font de ce site un des plus importants pour la période en Alsace.

Il y a environ 1650 ans : les peuples de l’Est

Archéologues et anthropologues ont étudié une nécropole mérovingienne, de dix-huit sépultures, orientées ouest/est, comme l’impose le rituel  de l’époque. Quatre tombes contiennent  des objets, dont trois des boucles d’oreilles en argent.  La défunte la plus richement ornée  porte deux petites épingles en or maintenant un vêtement ou un voile sur sa poitrine. Deux pendants, appelés « châtelaines », étaient reliés à sa ceinture. Divers objets y sont attachés : un miroir en argent, analogue à ceux utilisés par les populations alano-sarmates (Caucase) ; plusieurs grandes perles de verre coloré et d’ambre ; un nécessaire de toilette (une pince et un cure-oreille). Cette femme dispose en outre d’un peigne triangulaire en bois de cerf, orné de motifs géométriques, de têtes de chevaux aux extrémités.
Outre le mobilier funéraire, l’origine orientale des individus est attestée par la présence d’un crâne volontairement déformé. Durant l’époque mérovingienne, cette pratique est d’abord associée aux Huns, célèbre groupe ethnique d’Asie centrale. La déformation intentionnelle nécessite l’utilisation de planchettes ou de liens qui compriment la tête dès le plus jeune âge. Cette pratique permet à une élite de se distinguer et d’affirmer son champ social. De telles sépultures, habituellement isolées, ont été découvertes en Gaule du Nord, en Germanie et en Europe orientale. Elles comprennent souvent un mobilier très riche. Elles seraient donc des sépultures de hauts dignitaires et de leur famille, d’origine orientale, incorporés dans l’armée romaine au temps de « grandes migrations ». La nécropole d’Obernai est un des rares ensembles importants découverts en France. Elle témoigne pour la première fois de l’installation prolongée d’une communauté orientale en Alsace à la fin de l’Empire romain.

Aménagement

Communauté de communes du Pays de Sainte Odile

Contrôle scientifique

Service régional de l’Archéologie (Drac Alsace)

Recherche archéologique

Inrap

Responsable scientifique

Clément Feliu, Inrap
© Denis Gliksman, Inrap
  • Sépulture néolithique mise au jour à Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Sépulture néolithique mise au jour à Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Philippe Lefranc, Inrap
  • Perles en calcaire retrouvées dans une sépulture néolithique, vers 4750 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Perles en calcaire retrouvées dans une sépulture néolithique, vers 4750 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Épingle à tête enroulée, âge du Bronze final, 1200-800 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Le site d'Obernai a livré des vestiges de plusieurs périodes, les plus anciens remontant au Néolithique, les plus récents à la fin de la période romaine.
    Épingle à tête enroulée, âge du Bronze final, 1200-800 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Le site d'Obernai a livré des vestiges de plusieurs périodes, les plus anciens remontant au Néolithique, les plus récents à la fin de la période romaine.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Dépôt d'un chien et d'un ovicapriné - un mouton ou une chèvre - au fond d'un silo, entre 450 et 350 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Dépôt d'un chien et d'un ovicapriné - un mouton ou une chèvre - au fond d'un silo, entre 450 et 350 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Clément Feliu, Inrap
  • Dépôt de deux enfants et de plusieurs chiens au fond d'un silo, entre 450 et 350 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Dépôt de deux enfants et de plusieurs chiens au fond d'un silo, entre 450 et 350 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Nicolas Loew, Inrap
  • Dépôt d'une partie de cerf dans un silo, entre 450 et 350 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Dépôt d'une partie de cerf dans un silo, entre 450 et 350 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Clément Feliu, Inrap
  • Fossé de l'enclos gaulois et reconstitution du talus, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Fossé de l'enclos gaulois et reconstitution du talus, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Michel Christen, Inrap
  • Bâtiment gaulois excavé avec dépôt d'armement, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Le dépôt comprend des umbos, une pointe de lance ainsi qu'une d'épée.
    Bâtiment gaulois excavé avec dépôt d'armement, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Le dépôt comprend des umbos, une pointe de lance ainsi qu'une d'épée.
    © Clément Feliu, Inrap
  • Rouelle en bronze de l'époque gauloise, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Rouelle en bronze de l'époque gauloise, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Umbo en fer, période gauloise, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  L'umbo est la partie centrale d'un bouclier destinée à dévier les coups.
    Umbo en fer, période gauloise, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    L'umbo est la partie centrale d'un bouclier destinée à dévier les coups.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Umbo en bronze de l'époque gauloise, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  L'objet semble avoir été volontairement brisé à coup d'épée.
    Umbo en bronze de l'époque gauloise, entre 150 et 30 avant notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    L'objet semble avoir été volontairement brisé à coup d'épée.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Ensemble balnéaire romain, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Au premier plan apparaît une structure de chauffe, reconnaissable à sa forme et à la terre rubéfiée.
    Ensemble balnéaire romain, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Au premier plan apparaît une structure de chauffe, reconnaissable à sa forme et à la terre rubéfiée.
    © Clément Feliu, Inrap
  • Colonne romaine en grès rejetée dans une fosse, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Colonne romaine en grès rejetée dans une fosse, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Clément Feliu, Inrap
  • Sépulture du Bas-Empire en cours de fouille, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Sépulture du Bas-Empire en cours de fouille, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Michel Christen, Inrap
  • Vue générale d'une sépulture féminine du Bas-Empire mise au jour à Obernai (Bas-Rhin), 2013.  La défunte porte deux épingles en or qui maintenaient un vêtement ou un voile sur sa poitrine. Deux pendants, appelés  châtelaines , étaient reliés à sa ceinture. Plusieurs objets l'accompagnent : un miroir en argent, des perles de verre coloré et d'ambre ainsi qu'un nécessaire de toilette.
    Vue générale d'une sépulture féminine du Bas-Empire mise au jour à Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    La défunte porte deux épingles en or qui maintenaient un vêtement ou un voile sur sa poitrine. Deux pendants, appelés "châtelaines", étaient reliés à sa ceinture. Plusieurs objets l'accompagnent : un miroir en argent, des perles de verre coloré et d'ambre ainsi qu'un nécessaire de toilette.
    © Clément Feliu, Inrap
  • Peigne triangulaire et son étui en bois de cerf, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Cet objet est orné sur les côtés de têtes de chevaux et en façade de divers motifs géométriques gravés. Il s'agit d'un modèle répandu autant en Germanie que dans les régions du nord de la Gaule aux IVe et Ve s. de notre ère.
    Peigne triangulaire et son étui en bois de cerf, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Cet objet est orné sur les côtés de têtes de chevaux et en façade de divers motifs géométriques gravés. Il s'agit d'un modèle répandu autant en Germanie que dans les régions du nord de la Gaule aux IVe et Ve s. de notre ère.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Crâne volontairement déformé mis au jour dans une nécropole du Bas-Empire à Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Au Ve s. de notre ère, cette pratique est d'abord associée aux Huns, célèbre groupe ethnique d'Asie centrale. La déformation intentionnelle nécessite l'utilisation de planchettes ou de liens qui compriment la tête dès le plus jeune âge.
    Crâne volontairement déformé mis au jour dans une nécropole du Bas-Empire à Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Au Ve s. de notre ère, cette pratique est d'abord associée aux Huns, célèbre groupe ethnique d'Asie centrale. La déformation intentionnelle nécessite l'utilisation de planchettes ou de liens qui compriment la tête dès le plus jeune âge.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Crâne volontairement déformé mis au jour dans une nécropole du Bas-Empire à Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Au Ve s. de notre ère, cette pratique est d'abord associée aux Huns, célèbre groupe ethnique d'Asie centrale. Cette pratique permet à une élite de se distinguer et d'affirmer son champ social.
    Crâne volontairement déformé mis au jour dans une nécropole du Bas-Empire à Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Au Ve s. de notre ère, cette pratique est d'abord associée aux Huns, célèbre groupe ethnique d'Asie centrale. Cette pratique permet à une élite de se distinguer et d'affirmer son champ social.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Vue de détail des décors d'un peigne et de son étui en bois de cerf mis au jour à Obernai (Bas-Rhin) en 2013.
    Vue de détail des décors d'un peigne et de son étui en bois de cerf mis au jour à Obernai (Bas-Rhin) en 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Vue de détail des décors d'un peigne et de son étui en bois de cerf mis au jour à Obernai (Bas-Rhin) en 2013.
    Vue de détail des décors d'un peigne et de son étui en bois de cerf mis au jour à Obernai (Bas-Rhin) en 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Nécessaire de toilette attaché à une châtelaine, composé d'un cure-dent et d'une pince en métal blanc, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Nécessaire de toilette attaché à une châtelaine, composé d'un cure-dent et d'une pince en métal blanc, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Perle en ambre, à l'origine enfilée à une châtelaine, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Perle en ambre, à l'origine enfilée à une châtelaine, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Épingles en or fixant le vêtement sur les épaules de la défunte, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Ces épingles apparaissent également dans les tombes d'Europe centrale et orientale à la même époque.
    Épingles en or fixant le vêtement sur les épaules de la défunte, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Ces épingles apparaissent également dans les tombes d'Europe centrale et orientale à la même époque.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Perles en verre polychrome à l'origine enfilées à une châtelaine, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Perles en verre polychrome à l'origine enfilées à une châtelaine, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Boucles d'oreille en métal blanc, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Boucles d'oreille en métal blanc, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Épingles en or fixant le vêtement sur les épaules de la défunte, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Épingles en or fixant le vêtement sur les épaules de la défunte, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Perles en ambre, à l'origine enfilées à une châtelaine, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Perles en ambre, à l'origine enfilées à une châtelaine, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Miroir en métal blanc alano-sarmate, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Sa fonction, vraisemblablement symbolique, devait être protectrice. Ces miroirs circulaires en bronze ou en métal blanc sont dépolis d'un côté et portent de l'autre un décor moulé en croix ou, comme ici, en étoile. On les retrouve principalement dans le nord du Caucase et dans le bassin des Carpates.
    Miroir en métal blanc alano-sarmate, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Sa fonction, vraisemblablement symbolique, devait être protectrice. Ces miroirs circulaires en bronze ou en métal blanc sont dépolis d'un côté et portent de l'autre un décor moulé en croix ou, comme ici, en étoile. On les retrouve principalement dans le nord du Caucase et dans le bassin des Carpates.
    © Denis Gliksman, Inrap
  • Face dépolie d'un miroir en métal blanc alano-sarmate, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.  Largement répandu dans le Caucase et les Carpates, ce type de miroir pourrait avoir une origine chinoise. En Chine, où les exemplaires les plus anciens ont été mis au jour, ces miroirs symbolisent le pouvoir et ont une fonction apotropaïque.
    Face dépolie d'un miroir en métal blanc alano-sarmate, IVe-Ve s. de notre ère, Obernai (Bas-Rhin), 2013.
    Largement répandu dans le Caucase et les Carpates, ce type de miroir pourrait avoir une origine chinoise. En Chine, où les exemplaires les plus anciens ont été mis au jour, ces miroirs symbolisent le pouvoir et ont une fonction apotropaïque.
    © Denis Gliksman, Inrap