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Mis à jour le
08 janvier 2020
Colloque
Bioarchéologie : minimums méthodologiques et référentiels communs, nouvelles approches

Ce quatrième séminaire scientifique et technique s’est tenu à Sélestat en Alsace, à l'auditorium de la Bibliothèque Humaniste​, les 28 et 28 novembre 2019. Il a été organisé par Carine Carpentier (Inrap), Rose-Marie Arbogast (CNRS), et Philippe Kuchler (Archéologie Alsace).

Isabelle Rodet-Belarbi (Inrap), Lionel Gourichon (CNRS) et Isabelle Théry-Parisot (CNRS)

L’école thématique Archéobios, organisée par le CEPAM (UMR 7264) à Nice en 2012, 2013, 2015 et 2017, a été conçue comme un outil pédagogique permettant de faire le lien entre les archéologues et les spécialistes.

Les archives biologiques sont des restes archéologiques au potentiel informatif considérable mais dont les traces sont parfois ténues et fragiles : elles présentent des états de conservation différentiels dus à la dégradation de la matière organique qui varie selon les conditions d’enfouissement. Leur étude répond à des exigences de prélèvement, d’échantillonnage, de conservation qui sont spécifiques à chacun des matériaux. Ces dernières sont parfois complexes et souvent contraignantes. Si le prélèvement lors des fouilles est une étape déterminante pour l’étude des archives biologiques, les contingences logistiques imposées aux responsables d’opérations, particulièrement en archéologie préventive (contrainte de temps, absence de spécialistes sur le terrain…), amènent ces derniers à prendre des décisions en matière de prélèvement et d’échantillonnage qui peuvent être parfois préjudiciables au potentiel des études par manque de connaissance des procédures.

L’objectif de cette formation, d’une durée de quatre à cinq jours selon les éditions, est donc de (re)créer le lien entre les responsables de fouilles et les spécialistes, souvent absents sur le terrain. L’accent a été mis sur plusieurs points. La sensibilisation des archéologues aux enjeux scientifiques portés par les études des archives biologiques est abordée en premier, au travers un panorama des nouveaux outils, méthodes ou grilles d’analyse, et des informations pratiques qui pourront servir de vade-mecum lors des fouilles. L’intention est également de leur fournir des compétences techniques et théoriques sur le prélèvement, l’échantillonnage et la valorisation de ces vestiges (gestes à éviter, procédures inutiles ou obligatoires…). Grâce à des exposés sur des expériences personnelles, la sensibilisation des spécialistes aux difficultés du terrain, point très important, a aussi été discutée afin qu’ils adaptent les codes ou les procédures académiques de prélèvement aux contraintes des fouilles souvent incontournables, même s’il est difficile d’établir une procédure unique en raison de la diversité des contextes, des conditions de fouille et de l’état de conservation des archives biologiques. Ainsi, la meilleure stratégie étant généralement celle adoptée au cours d’une « négociation » en amont entre l’archéologue et le spécialiste, le dernier objectif de l’école est de créer un réseau facilitant ainsi les échanges futurs.

Compte tenu de ce cahier des charges, les participants ont donné leur avis à la fin du cycle de formation en classant leurs commentaires entre diverses catégories : appréciation générale, organisation de l’école, contacts avec des intervenants, débouchés pour la communauté scientifique, prolongement souhaité (personnel ou pour l’école), remarques et suggestions. Les bilans ont permis des réajustements pour le déroulé de la session suivante afin d’être au plus près des attentes des participants. Ce sont ces retours sur expérience qui vous seront présentés.

Mots clés : archives biologiques, protocoles prélèvement, bioarchéologie, archéosciences

Année :
2019
Durée :
00:12:33
Année :
2019
Contact(s)

isabelle.rodet-belarbi [at] inrap.fr
lionel.gourichon [at] cepam.cnrs.fr
isabelle.thery [at] cepam.cnrs.fr

Partenaire(s)
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