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Mis à jour le
06 janvier 2020
Colloque
Bioarchéologie : minimums méthodologiques et référentiels communs, nouvelles approches

Ce quatrième séminaire scientifique et technique s’est tenu à Sélestat en Alsace, à l'auditorium de la Bibliothèque Humaniste​, les 28 et 28 novembre 2019. Il a été organisé par Carine Carpentier (Inrap), Rose-Marie Arbogast (CNRS), et Philippe Kuchler (Archéologie Alsace).

Stéphane Frère (Inrap – UMR 7209 AASPE), Grégory Bayle (Inrap – UMR 7324 CITERES), Dorothée Chaoui-Derieux (Drac Île-de-France, SRA – UMR 7041 ArScAn) et Carine Carpentier (Inrap)


S’inscrivant, à des degrés divers, dans l’ensemble de la chaîne opératoire de l’archéologie préventive, les sciences du vivant appliquées à l'archéologie, et plus spécifiquement l’archéozoologie qui fait l’objet de cette présentation, contribuent pleinement à la compréhension des sites et des activités humaines passées.

Néanmoins, malgré la démonstration sans cesse renouvelée des apports de cette discipline, la pratique quotidienne de l'archéozoologie en contexte préventif est aujourd'hui fréquemment sujette à une restriction des moyens financiers ainsi que des champs d'étude, menant à une modification substantielle du contenu des travaux.

Ces changements récents, que nous illustrerons au regard de l'activité francilienne depuis 2002, affectent la plupart des archéozoologues œuvrant dans le cadre du préventif, qu'ils soient rattachés à des opérateurs publics ou privés. Il convient donc, au regard de la récurrence des ces difficultés, dénoncées par la plupart des acteurs de notre communauté, de s'interroger sur leurs origines pour tenter d'y remédier.

Un examen détaillé de l'insertion de la discipline archéozoologique dans les différentes étapes de la chaîne opératoire, depuis la prescription jusqu'à l'évaluation finale des travaux, permettra de dresser des constats, mais aussi d'initier une réflexion visant à proposer des pistes d'amélioration impliquant l'ensemble des acteurs de l'archéologie préventive (CTRA, SRA, opérateurs d’archéologie).

Enfin, il conviendra de s'interroger à l’aune de l’apparition ou du développement, ces deux dernières décennies, des nouveaux outils méthodologiques et collaboratifs, sur une dichotomie naissante entre l’archéozoologie préventive nationale telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée par les opérateurs publics ou privés et les recherches menées par les autres acteurs nationaux (CNRS, MNHN, Universités). Cette réflexion semble indispensable pour préserver le lien entre études de cas et recherche, sans en écarter les archéozoologues exerçant majoritairement ou exclusivement dans le cadre du préventif, et maintenir la cohésion de la communauté.

Mots clés : archéozoologie, archéologie préventive, prescription de diagnostic, prescription de fouille, service régional de l'archéologie (SRA), CTRA

Année :
2019
Durée :
00:17.14
Année :
2019
Contact(s)

stephane.frere [at] inrap.fr
gregory.bayle [at] inrap.fr
dorothee.derieux [at] culture.gouv.fr
carine.carpentier [at] inrap.fr

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