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La loi sur l’archéologie préventive a dix ans le 17 janvier 2011
Publié le 17 janvier 2011 · Mis à jour le 20 mai 2011

© Denis Gliksman, Inrap
Il y a dix ans jour pour jour, le président de la République signait la loi du 17 janvier 2001 « relative à larchéologie préventive ».
Ce faisant, notre pays inscrivait de façon explicite, dans son droit du Patrimoine, les principes quil avait approuvés à La Valette en 1992, en signant la convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique, dite « convention de Malte ».
Venant soixante ans après la loi « Carcopino », cette loi donnait enfin un cadre juridique et économique à la sauvegarde par létude des archives du sol , trop souvent sacrifiées sur lautel de laménagement du territoire pendant les « trente glorieuses ». Désormais, laménagement ne se fait plus au détriment du patrimoine, mais il en permet la mise au jour, létude et la valorisation .
Dix ans après le vote de la loi, la tâche accomplie est considérable : plus de 100 000 hectares ont été sondés depuis 2001, et plus de 3 000 fouilles approfondies réalisées. Et la moisson de données inestimable, qui permet, du paléolithique à nos jours, dappréhender lhistoire de notre pays dune façon renouvelée. Outre la sauvegarde des vestiges, un effort de recherche sans précédent accompagne ces travaux, dont les résultats apparaissent progressivement dans la littérature scientifique de larchéologie mais aussi dans les ouvrages des historiens, et dans une myriade dactions de restitution des résultats aux publics les plus variés.
Ce faisant, notre pays inscrivait de façon explicite, dans son droit du Patrimoine, les principes quil avait approuvés à La Valette en 1992, en signant la convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique, dite « convention de Malte ».
Venant soixante ans après la loi « Carcopino », cette loi donnait enfin un cadre juridique et économique à la sauvegarde par létude des archives du sol , trop souvent sacrifiées sur lautel de laménagement du territoire pendant les « trente glorieuses ». Désormais, laménagement ne se fait plus au détriment du patrimoine, mais il en permet la mise au jour, létude et la valorisation .
Dix ans après le vote de la loi, la tâche accomplie est considérable : plus de 100 000 hectares ont été sondés depuis 2001, et plus de 3 000 fouilles approfondies réalisées. Et la moisson de données inestimable, qui permet, du paléolithique à nos jours, dappréhender lhistoire de notre pays dune façon renouvelée. Outre la sauvegarde des vestiges, un effort de recherche sans précédent accompagne ces travaux, dont les résultats apparaissent progressivement dans la littérature scientifique de larchéologie mais aussi dans les ouvrages des historiens, et dans une myriade dactions de restitution des résultats aux publics les plus variés.
