L’Inrap organise en partenariat avec le Tribunal de Paris son colloque annuel international intitulé « Archéologie et enquêtes judiciaires » sous la direction scientifique de Patrice Georges, archéologue à l’Inrap et de Sabine Kheris, doyen des juges d’instruction du Tribunal de Paris.

Dernière modification
07 novembre 2019

Depuis quelques années, des archéologues de différentes spécialités interviennent sur le terrain à la demande de la justice sur des scènes de crime ou pour interpréter des analyses de laboratoire, et ce de manière distincte selon les pays.

Mais quelles sont ces spécialités et qu’entend-on par « scène de crime » ? Quelle est la nature précise de leurs interventions en France et ailleurs ?

En effet, tous les corps de métiers rattachés à la justice, gendarmes, policiers, militaires, magistrats, peuvent être amenés à collaborer avec des archéologues. Mais dans quel cadre interviennent-ils et avec quels objectifs ?

Ce colloque est l’occasion de dresser un tableau des différentes méthodologies, techniques et champs, d'approfondir le dialogue entre archéologie et justice et de tracer les perspectives de développement de cette collaboration.

Archéologie et enquêtes judiciaires

Inscriptions

Les 22 et 23 novembre 2019 

Tribunal de Paris
Parvis du Tribunal de Paris, 75017 Paris

Programme

 

9h00 - 9h30 Ouverture

Par Sabine Kheris doyen des juges d’instruction du Tribunal de Paris, Arnaud Schaumasse, sous-directeur de l’archéologie, ministère de la Culture et Dominique Garcia, président de l’Inrap.

9h30 - 10h00 Introductions

L’archéologue a-t-il sa place sur la scène de crime ? Les besoins de la Justice et l’état des lieux dans le monde montrent combien l’archéologie peut être déterminante dans les enquêtes judiciaires.

« L’archéologie dans les enquêtes. Les attentes de la Justice et le cadre légal. », Sabine Kheris, doyen des juges d’instruction du Tribunal de Paris

« La scène de crime, un site archéologique comme un autre ? », Patrice Georges, Inrap​

10h00 - 11h00 Cadre légal

En France et à l’étranger, cadres légaux et enjeux diffèrent. Quels sont-ils ? Quels regards portent les différents spécialistes, qu’ils soient magistrat ou anthropologue ?

« Histoire et état des lieux de l'archéologie forensique : perspectives mondiales », Nicholas Marquez Grant, Cranfield Forensic Institute​

« Archéologie forensique en Irlande », Niamh McCullagh, Queen's University Belfast

11h00 - 11h30 Pause

11h30 - 13h00

« Archéologie, anthropologie, médecine-légale et justice : regards croisés », Elodie Cabot, Inrap , et Guillaume Visseaux, médecin-légiste, CHU Nantes

«L’archéologie dans les enquêtes sur les droits de l'homme, les crimes de guerre et les catastrophes »,  Ian Hanson, Bournemouth University

Au delà de l’enquête

« Autopsier des morts célèbres : pourquoi ? »,  Philippe Charlier, Musée du Quai Branly

13h00 - 14h30 Déjeuner

14h30 - 16h00 Au delà de l’enquête

« Former les militaires aux techniques archéologiques : pour quoi faire ? », Michel Mira et Philippe Vacher, FOS du 17ème Régiment de Génie Parachutiste          

« Un enjeu national pour les USA : le recherche de soldats américains disparus dans les conflits »,  Christopher K Gamble, DPPAA, directeur des opérations en Europe (USAF)

16h00 - 16h30 Pause

16h30 - 18h00 Recherche de corps

Théoriquement nombreux, les méthodes de l’archéologie intéressent surtout les enquêtes judiciaires concernant la recherche et la fouille de corps enfouis illégalement. Quels sont les méthodes, protocoles et outils utilisés ? De quelle manière les spécialistes interviennent-ils ?

« Des archéo(anthropo)logues sur les scènes de crime : le regard du médecin légiste », Eric Baccino, chef de service de médecine légale au CHU Lapeyronie à Montpellier

« Exemples de collaborations pour le relevé des squelettes et leur étude en laboratoire », Laurent Martrille, chef de service de médecine légale au CHU Nancy et Arnaud Lefebvre, Inrap

Samedi 23 novembre

9h30 - 11h00 Autres scènes criminelles

« L'utilisation du géoradar en criminalistique : recherche de corps, caches d'armes ou de bijoux, pollutions souterraines, ... », Hervé Daudigny, Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN)

« Géosciences sur les scènes de crime (environnement, mafia). » Pier Matteo Barone, American University of Rome

11h00 - 11h30 Pause

11h30 - 12h30 Nouvelles méthodes et perspectives (Partie 1)

À l’instar de ce qui se fait dans les pays anglo-saxons, de nombreuses méthodes utilisées en archéologie, pour certaines récentes, pourraient dans le cadre d’enquêtes judiciaires être davantage exploitées. Quelles perspectives?

« Télédétection aérienne de structures archéologiques enfouies : l'apport des drones », Nicolas Poirier, Carine Calastrenc, UMR TRACES - UT2J

« Le SIG GéoCrim: principes et intérêts d'un système d'information géographique dédié à la géocriminalistique », Guillaume Jamet, GéoArchEon / LGP UMR 8591 CNRS Meudon

12h30 - 14h00 Déjeuner

14h00 - 16h30 Nouvelles méthodes et perspectives (Partie 2)

« Que peut nous dire la génétique sur les traits phénotypiques d'une personne ? », Capitaine Amaury Pussiau, Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, IRCGN 

«Révéler la présence d’un corps par la présence du phosphore ? », Morgane Liard, Inrap

« InhumEx, un projet d’expérimentation unique en France », Christelle Buton, Section d’appui Judiciaire de Toulouse, Gendarmerie nationale

«L’approche des cold cases », Corinne Herrmann, Cabinet Seban et Associés

« HumanOs : un système innovant d’enregistrement numérique des ossements », Jean-Baptiste Barreau, CNRS et Rozenn Colleter, Inrap

 16h30 - 17h00 Pause

17h00 - 18h00 Synthèse par les membres du Comité scientifique

Sabine Kheris, doyen des juges d’instruction du Tribunal de Paris, Giulia De Palma, directrice scientifique et technique adjointe Inrap, François Fichet de Clairfontaine, inspecteur général des patrimoines au ministère de la Culture, Patrice Georges, Inrap et Benoît Kaplan, secrétaire général de la Préfecture de l’Essonne. 

Intervention de clôture

« Archéologie et scènes de crime : concepts actuels et orientations futures », Mike Groen, European Working Group for Forensic Archaeology