Séminaire scientifique et technique organisé par l'Inrap, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) et l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA).

Dernière modification
21 août 2018

La modélisation 3D et l’imagerie numérique sont désormais d’utilisation courante en archéologie, notamment comme outil d’aide au relevé, à l’étude et à la diffusion des résultats. Les outils et logiciels inhérents à ces technologies numériques ont donné lieu à de nombreux retours d’expériences, d’études ou de comparaisons. Aujourd'hui, les protocoles s’uniformisent peu à peu, et les esprits sont plus disponibles pour analyser leurs apports dans le processus de fabrication de la connaissance.

Informations pratiques

Les 26 juin et 27 juin 2018

Espace Conférences - Inria Rennes - Bretagne Atlantique
Campus universitaire de Beaulieu
263 Avenue du Général Leclerc - Rennes 35042 cedex
Contact : seminaire-inrap-inria [at] inrap.fr

Affiche et programmation

Programme

Les communications du séminaire se concentreront en priorité sur les apports heuristiques de la modélisation 3D et de l’imagerie numérique. Il s’agira de montrer comment ces technologies s’insèrent dans les processus d’enregistrement de terrain, quels changements méthodologiques peuvent être observés, et comment les résultats et les produits qu’elles proposent sont utilisés. L’évolution des questionnements scientifiques pourra être également abordée, ainsi que les changements dans la nature et la forme de ce qui est enregistré, dans les manières de fouiller, d’observer, de raisonner, de traiter, d’analyser et de restituer les données et les interprétations.

 Imagerie numérique et 3D

Au regard de leurs expériences, dans des contextes chronologique et opérationnel variés (préventif, programmé, subaquatique), dans le cadre de l’étude de vestiges de toutes natures (bâti, funéraire, mobilier, grottes, gravures, etc.), et quelles que soient les techniques utilisées (photogrammétrie, lasergrammétrie, tomodensitométrie, etc.), les communicants s’attacheront, en s’appuyant sur une synthèse de leurs expériences, à présenter leurs réflexions sur l’intégration de ces technologies dans les processus d’enregistrement, d’étude et de diffusions des données.


Mardi 26 juin 2018

9h-10h : Accueil des participants


​10h25-12h45 et 14h-14h30

I- Impacts opérationnel et méthodologique

Retours d’expérience analysant comment les technologies numériques de captation et de représentation des vestiges influent sur la conduite de l’opération et les données enregistrées.

Avec :

14h30-17h

II - Image numérique et modèle 3D : des outils au service de la fabrication de la connaissance

Impact épistémologique sur le raisonnement archéologique mis en évidence par des exemples d’utilisation de l’imagerie numérique 2D et 3D : comment pense-t-on devant ces images, quels raisonnements élabore-t-on, quelle est la méthode d’analyse du vestige qui se met en place ? Comment et pourquoi de nouvelles idées et de nouveaux questionnements voient-ils le jour ?

Avec :


Mercredi 27 juin 2018

9h-9h30 : Accueil des participants

9h30-10h35

​II - Image numérique et modèle 3D : des outils au service de la fabrication de la connaissance (suite)


​10h35-12h45 et 14h-16h30

III - Restitution : de la maquette virtuelle à l’impression 3D

Retours d’expérience (réplique de mobilier pour expérimentations physiques, réalité virtuelle, etc.), comment travaille-t-on avec les modèles 3D, quels sont les apports scientifiques concrets ?

Avec :


Communication de clôture

 

Posters

L’apport de la photogrammétrie à l’étude des collections lapidaires médiévales. Les exemples du couvent du Bondon à Vannes et de la chapelle de Suscinio à Sarzeau (Morbihan), par Yann Dufay-Garel et Clément Le Guédard, Centre d’Études et de Recherches Archéologiques du Morbihan (CÉRAM)

Le recours à la photogrammétrie se révèle particulièrement utile dans le traitement du lapidaire, souvent délaissé car difficilement manipulable. Pour le couvent du Bondon à Vannes et la chapelle de Suscinio à Sarzeau (Morbihan), elle a permis l’établissement rapide de catalogues détaillés des blocs d’architecture, accompagnés de propositions de restitution. Cette approche permet, à terme, l’établissement de référentiels (matériaux, forme) et la valorisation des collections.

Relevé photo-numérique ortho-redressé d’un bastion, par Hélène Duval, Inrap

​Présentation d’un relevé photo numérique ortho-redressé sur une structure archéologique haute de 12 m. Cette méthode a pour finalité de réaliser des relevés de structure archéologique, assistés par des technologies numériques. Elle se fonde sur une couverture photographique systématique de l’objet archéologique étudié (les murs du bastion), associé à un levé topographique au laser permettant le positionnement précis de chaque photographie. Cette documentation sert ensuite de support pour la réalisation d’une représentation vectorielle traditionnelle pour une future publication archéologique.

Une expérience en photogrammétrie, par Rachid El-Hajaoui, David Couturier et Christelle Seng, Inrap

La fouille urbaine de Meaux (77) « Saint-Faron » effectuée en 2016, a permis d’appréhender une stratigraphie d’une hauteur de 4 m sur une surface de 1500 m2. Les occupations s’étalent de la fin de La Tène à la période contemporaine et sont étroitement imbriquées. L’expérimentation de la photogramétrie a été adaptée de manière pragmatique : les tests spécifiques limités ont progressivement cédé la place à une généralisation de la pratique.

3D et visite virtuelle au cœur d’une chapelle médiévale détruite, par Éric Gelliot et Nathalie Nicolas, Inrap

Présentation des aspects méthodologiques développés dans le cadre d'un diagnostic d'archéologie du bâti effectué à Épinal, en 2017, sur le site d'une ancienne chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, aujourd'hui détruite. Outre un important travail de contextualisation topographique, l'utilisation de la photogrammétrie et le déploiement d'une visite virtuelle interactive ont facilité l'étude scientifique et la sauvegarde du site.

3D Poitiers évolution. De l’archéologie à l’image virtuelle, par Christophe Belliard, Ville de Poitiers, Thierry Bonin, Service régional de l’archéologie, Drac Poitou-Charentes, Thomas Gatel, Ville de Poitiers, Frédéric Gerber, Inrap / HeRMA, Éric Hebert, Ville de Poitiers, Jean Hiernard, Université de Poitiers

Les découvertes archéologiques réalisées lors des grands travaux de restructuration du centre-ville de Poitiers (France - Vienne) entre 2010 et 2012 ont débouché sur un projet de visite historique virtuelle diachronique, utilisant la technologie de la réalité augmentée. La première phase réalisée en partenariat avec l’Inrap a nécessité un travail constant entre infographiste 3D et archéologues. Les étapes majeures de cette réalisation sont présentées dans ce poster.

Contact(s) :

Organisateurs

Sylvie Eusèbe
Chargée de l’image, du dessin et de l’infographie
Inrap, Direction scientifique et technique
sylvie.eusebe [at] inrap.fr

Téophane Nicolas
Céramologue
Inrap Grand Ouest - UMR 8215 Trajectoires
theophane.nicolas [at] inrap.fr

Valérie Gouranton
Enseignant-chercheur
INSA de Rennes - UMR IRISA/Inria
valerie.gouranton [at] irisa.fr

Ronan Gaugne
Ingénieur de recherche
Université de Rennes 1 - UMR IRISA/Inria
ronan.gaugne [at] irisa.fr

Partenaire(s)
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